Bruxelles, 24/10/2000 (Agence Europe) - Le Conseil de l'Union a décidé de revoir à la hausse le droit antidumping définitif sur les importations de magnésium non allié sous forme brute originaire de Chine.
Le nouveau règlement, publié au Journal Officiel n°L/267, précise que les mesures communautaires ne produisaient pas l'effet correctif escompté en raison du bas niveau des prix de revente et de vente que les sociétés incriminées continuaient malgré tout de pratiquer. Le réexamen "antiabsorption", mené depuis septembre 1999, a démontré (comme le prétendait le Comité de liaison des industries de ferroalliages, Euro Alliages, au nom du seul producteur communautaire connu, à savoir le français Pechiney Electrométallurgie) que la plupart des importations concernées étaient effectuées par des opérateurs européens liés à ces sociétés à des prix faisant l'objet de rabais importants. Les prix de revente, qui auraient dû augmenter de 30% après l'imposition du droit antidumping, ont ainsi diminué de 0,7% par rapport au niveau précédemment établi, ce qui confirme la neutralisation de l'impact des mesures communautaires au moins depuis septembre 1998. La Commission européenne a dès lors, après enquête, réévalué les prix à l'exportation et recalculé la marge de dumping, en expliquant le quasi gel des prix de revente par l'existence d'un arrangement de compensation entre l'exportateur et l'importateur. Le droit fixé correspond à un montant égal à la différence entre le prix minimal à l'importation et le prix caf frontière communautaire si ce dernier est inférieur à 2.622 écus par tonne (prix minimal à l'importation); dans les autres cas, le droit ad valorem est porté de 31,7 à 63,4%.