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Bulletin Quotidien Europe N° 7824
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/amerique latine

L'Equateur se félicite du projet européen, les autres pays producteurs protestent avec vigueur

Bruxelles, 18/10/2000 (Agence Europe) - Les principaux pays d'Amérique latine producteurs de bananes ont à nouveau protesté "de manière énergique et catégorique" contre le régime contingentaire envisagé par l'Union. Une exception notable à ce concert, officialisé par une résolution commune approuvé au niveau ministériel à Panama ce mardi: l'Equateur, premier producteur mondial, a exprimé une fois de plus une "satisfaction" toute en nuances "suite à la décision de l'UE de finalement approuver une solution compatible avec l'OMC".

L'Equateur, qui est directement impliqué dans le différend transatlantique aux côtés des Etats-Unis et applique également des sanctions contre l'industrie communautaire, s'est ainsi félicité de ce que, "tout en maintenant une protection légitime pour les producteurs communautaires et ACP, le nouveau système permet la libre concurrence entre les pays fournisseurs en éliminant les quotas-pays, et entre les opérateurs en assignant des licences uniquement à ceux qui présentent physiquement les bananes, éliminant ainsi le trafic de licences et les quotas pour les opérateurs". L'Ambassadeur de Quito à Bruxelles, Alfredo Pinoargote, a cependant signalé qu'il "suivra de près" le processus législatif européen "afin d'assurer que le nouveau régime soit impeccablement compatible avec l'OMC". En outre, a-t-il dit, "il est extrêmement important que le nouveau régime entre en vigueur le 1er janvier 2001" car tout report d'échéance "ne bénéficiera qu'aux trafiquants de licences et donnera une image dénaturée des bénéfices" d'un tel régime. Enfin, le droit de douane dans le cadre du troisième contingent (préférence ACP) devra se situer, selon Quito, entre 75 et 275 euros par tonne".

Pour Panama, Costa Rica, Nicaragua, Honduras, Salvador, Guatemala, Venezuela et Colombie, le système paraît d'emblée non conforme aux règles de l'OMC. En outre, il est "en totale contradiction avec la politique de coopération que désire mener l'Union européenne en Amérique latine", souligne la résolution de Panama qui anticipe des conséquences néfastes pour les producteurs de la région. "Le système 'premier arrivé, premier servi' va faire fuir les investisseurs vers des régions où la main-d'oeuvre est moins chère et va nous exposer à une grave crise sociale dans le secteur", ont ajouté les signataires.

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