login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 7824
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

M. Solana indique que l'UE a fait, au sommet de Charm el-Cheikh, des propositions avec l'Onu - Répercussions sur le sommet méditerranéen de Marseille

Bruxelles, 18/10/2000 (Agence Europe) - Le Haut Représentant pour la Pesc Javier Solana, de retour de Charm el-Cheikh (et après avoir fait rapport sur sa participation au sommet à Jacques Chirac et à Hubert Védrine, à Paris), a salué devant la presse, mercredi à Bruxelles, le rôle crucial joué par le Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan qui, a-t-il dit, marque "un retour de l'Onu dans la région". Interrogé sur la contribution de l'UE au sommet, il a dit que sur les trois questions principales - le rétablissement de la sécurité, la mise en place d'une mission d'information et le chemin à suivre pour relancer la paix - "nous avons présenté des propositions", y compris avec M.Annan. Quant à l'éventuelle participation de l'UE à la "mission d'information", il a répliqué: "L'UE est prête à participer, mais nous ne sommes pas demandeurs (...), nous sommes ouverts à contribuer avec notre expérience, nos personnalités...". Nous devons continuer à jouer un rôle économique dans la région, mais nous devrions jouer maintenant un rôle politique plus important, a-t-il estimé, mais, à la question de savoir si l'UE devrait exercer des pressions économiques sur les parties, il a répondu: "Je ne pense pas qu'il faut utiliser l'aide économique pour faire pression, mais nous devons faire pression pour que le processus de paix continue".

Interrogé sur les répercussions de cette dernière crise sur le sommet euro-méditerranéen qui devrait se tenir à Marseille en novembre après la réunion ministérielle du processus de Barcelone, M. Solana a dit que beaucoup dépendra du déroulement du sommet arabe prévu le 21 octobre au Caire. Marseille, a dit Javier Solana, sera plus difficile, que la Conférence euro-méditerranéenne de Barcelone que j'avais présidée (comme ministre espagnol des Affaires étrangères), et qui avait été également difficile, mais avait profité de la "fenêtre d'opportunité" offerte par l'accord d'Oslo. A Marseille, nous voulons nous concentrer sur le dialogue politique et le nouveau programme MEDA, a-t-il indiqué en outre.

Arafat est-il encore capable de faire cesser la violence ? "C'est son obligation", a dit M. Solana en répondant à cette question, et en ajoutant: "Arafat est le partenaire pour la paix, il faut continuer à travailler avec lui". Quant à la possibilité de formation d'un gouvernement israélien duquel ferait partie Ariel Sharon, il a affirmé: je crois que Barak veut essayer de continuer avec la même équipe, et poursuivre le processus de paix, "c'est ce qu'il m'a dit".

Bilan positif de M. Solana après un an au poste de "Monsieur Pesc"

Je suis entré en fonction comme Haut Représentant pour la Pesc il y a environ un an, et je pense que, dans cette période, nous "sommes allés dans la bonne direction, et à une certaine vitesse", et même à la vitesse "de la lumière ou du son" , si on pense aux rythmes habituels dans l'UE, a tenu aussi à souligner M. Solana devant la presse. Et, à un journaliste qui l'interrogeait sur les critiques de M.Prodi (pendant son discours du 3 octobre au Parlement européen: NDR), il n'a pas voulu faire de commentaire, mais a répondu par des questions: pensez-vous vraiment que les choses allaient mieux avant Amsterdam qu'après? Pensez-vous qu'avant Amsterdam, on aurait pu avancer de la même façon en matière de gestion des crises, mieux faire face aux crises en Serbie et au Proche-Orient, et que nous aurions pu rendre la politique étrangère et de sécurité plus visible ? Il faut "encore faire beaucoup de choses, améliorer la coopération entre tous les acteurs mais je pense que cette année a été positive, pas négative", a-t-il conclu.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE