Luxembourg, 17/10/2000 (Agence Europe) - Réuni mardi matin au Kirchberg sous la présidence du ministre français Laurent Fabius, le Conseil Economie/Finances a traité, outre des questions fiscales (voir ci-dessus), des points suivants:
Serbie. Lors du petit déjeuner, les Quinze ont évoqué les suites à donner aux décisions prises par le Conseil européen de Biarritz pour ce qui est de l'aide à ce pays. Le président du Conseil a indiqué que la Commission, la BEI et la Berd avaient été "chargées d'analyser très vite ce qui peut être fait". Pedro Solbes a annoncé, quant à lui, que la Commission avait informé le Conseil qu'elle enverrait, en collaboration avec la Banque mondiale, une fact finding mission dans ce pays. Pour le commissaire, différentes actions interviendront: a) mettre en oeuvre la décision concernant l'aide à court terme de 200 millions décidée par les chefs d'Etat et de gouvernement à Biarritz; ii) élaborer un plan d'action à moyen terme qui implique de "discuter en priorité avec la Banque mondiale" et qui justifie l'envoi de la mission ; iii) décider ensuite de la participation de l'UE à ce plan et de la base juridique (puisque le Règlement Obnova disparaîtra à la fin de l'année). Soulignant qu'il faudra que des fonds suffisants soient disponibles, M. Solbes a estimé qu'il y aurait "sans doute la possibilité d'utiliser des fonds de la BEI". A la question de savoir dans quelle mesure les dettes et arriérés de l'ex-Yougoslavie pourraient être effacés, M. Solbes s'est borné à répondre: "ce problème devra être résolu" dans le cadre du plan à moyen terme.
Réforme institutionnelle. Egalement à la lumière des travaux de Biarritz, les ministres des Finances ont envisagé la manière dont ils pourraient "apporter leur pierre" au succès de la CIG en étendant le vote à la majorité qualifiée dans deux domaines de leur compétence, l'UEM et la fiscalité. M. Fabius a indiqué que la Présidence française souhaitait aller "aussi loin que possible" dans cette voie, mais il a reconnu que "certains collègues" étaient "assez réticents, voire frileux".
Paquet emploi 2000. Sur la base d'une introduction du commissaire Solbes et d'un rapport oral du président du Comité de politique économique (CPE), M. Glass, le Conseil a dégagé des orientations qui permettront au CPE de poursuivre ses travaux visant à finaliser les documents à soumettre au Conseil européen de Nice. M. Fabius a seulement indiqué que les ministres insistaient sur la nécessité de "ne pas se concentrer, dans les lignes directrices pour l'emploi, sur l'accroissement des dépenses, mais bien sur leur efficacité". Le Conseil "Social" a également discuté de ce dossier, voir la page 9.
Réforme du système de prélèvements et de prestations pour favoriser l'emploi. Les ministres ont procédé au même exercice que dans le cas précédent, en confrontant tout particulièrement leurs expériences en vue de résorber les "trappes à chômage et à pauvreté". MM. Fabius et Solbes ont tous deux souligné la nécessité d'aller plus loin dans les réformes des prestations sociales. Le Conseil a procédé au même exercice d'orientation à propos du lien entre l'environnement et la croissance.
Préparation du G20. Les ministres sont convenus des termes de référence dont la Présidence française s'inspirera pour parler au nom de l'UE lors de la réunion.