Bruxelles, 17/10/2000 (Agence Europe) - L'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE a adopté la semaine dernière quatre résolutions consacrées à des problèmes économiques spécifiques:
1) la réforme du régime d'importation de bananes: l'Assemblée ACP-UE rejette le système "premier arrivé, premier servi" proposé par la Commission européenne et réaffirme que le passage automatique, en 2006, à un système uniquement tarifaire signifierait la fin de la production de bananes communautaires ainsi que celle de nombreux Etats ACP. Elle condamne les sanctions commerciales américaines frappant les produits européens et invite la Commission à contester la légitimité de ces sanctions devant l'OMC. L'Assemblée parlementaire invite la Commission à reprendre les pourparlers sur un régime de quotas tarifaires fondé sur l'octroi de licences sur une base historique. Elle rappelle à l'UE que l'accès aux quotas tarifaires sur la base d'échanges commerciaux antérieurs est compatible avec les règles de l'OMC.
2) le rhum: l'Assemblée parlementaire invite l'UE et ses Etats membres à veiller à la préservation de la position concurrentielle des exportations de rhum des pays ACP sur le marché communautaire. Ils sont aussi invités à consulter les ACP, comme le prévoit la déclaration sur le rhum, pour toutes les décisions bilatérales ou multilatérales, y compris les réductions tarifaires et l'élargissement de l'Union, susceptibles d'affecter la position concurrentielle de l'industrie du rhum ACP. Elle demande la constitution immédiate d'un groupe de travail paritaire ACP-UE sur le rhum.
3) le sucre: l'Assemblée parlementaire souligne les avantages du régime sucre, à la fois pour les producteurs ACP et l'industrie de raffinage européenne. Elle demande le maintien des principes directeurs de ce régime.
4) une dérogation à l'OMC: l'Assemblée parlementaire demande à la Commission européenne et à l'UE d'agir résolument pour obtenir l'octroi, pour l'accès en franchise de droits des produits ACP au marché communautaire, de la dérogation aux règles de l'OMC qui est indispensable à la mise en oeuvre de l'Accord de Cotonou.