Paris, 17/10/2000 (Agence Europe) - Le Comité militaire de l'Union de l'Europe Occidentale a tenu, le 17 octobre, une réunion à Paris au cours de laquelle les chefs d'état-major des dix Etats membres à part entière, des cinq pays observateurs (les quatre membres neutres de l'UE et le Danemark) et des six membres associés (les membres européens de l'Otan qui n'appartiennent pas à l'Union européenne) ont adopté un "plan de transition" en vue de la transformation de l'UEO actuelle en une organisation résiduelle, transformation qui doit être consacrée par le Conseil ministériel de l'UEO du 13 novembre à Marseille.
Un communiqué de l'état-major des armées françaises (le pays qui assure la présidence en exercice de l'UEO pendant ce semestre) précise que ce plan doit permettre de "passer le relais à une nouvelle organisation et d'assurer, pendant la montée en puissance des structures permanentes de l'Union européenne, une permanence de la gestion des crises".
Rappelons que, alors que le Centre satellitaire de l'UEO à Torrejón, en Espagne, et l'Institut d'études de sécurité de l'UEO, à Paris, seront transférés à l'Union européenne au début de 2001, l'Union de l'Europe Occidentale continuera à exister essentiellement pour veiller à l'Article V du Traité de Bruxelles modifié (garantie d'assistance mutuelle en cas d'agression armée), avec, à Bruxelles, un Secrétariat fortement réduit (une vingtaine de personnes) et le Groupe armement de l'Europe Occidentale. L'Assemblée de l'UEO, qui a son Secrétariat à Paris, reste également en place (actuellement, elle tient deux sessions plénières par an, ainsi que des réunions spéciales et élargies de ses principales commissions).