Bruxelles, 12/10/2000 (Agence Europe) - Dans la perspective du sommet de Biarritz, l'Union des Industries de l'UE, Unice, a lancé un appel à la Présidence française du Conseil sur trois questions qui lui tiennent à coeur, à savoir: (a) la Charte des droits fondamentaux. Le patronat européen la salue, mais souligne qu'elle ne doit pas étendre les pouvoirs de l'UE. Par ailleurs, le secrétaire général de l'Uunice Dirk Hudig estime que "la version finale de la Charte doit lever les ambiguïtés qui subsistent" dans l'énoncé de certains articles sur les droits économiques et sociaux. (b) la réforme institutionnelle. Les milieux d'affaires européens se prononcent en faveur du vote à la majorité qualifiée pour: c) la mise en oeuvre et la simplification, sur une base ponctuelle, des mesures fiscales déjà arrêtées (imposition de la valeur ajoutée, élimination de la double imposition et des obstacles aux quatre libertés fondamentales…) alors que toute initiative stratégique nouvelle, y compris les décisions sur l'harmonisation des systèmes et taux d'imposition, doit rester soumise à l'unanimité; ii) dans le cadre de la politique commerciale, les services, la propriété intellectuelle et l'investissement étranger direct; iii) l'adoption de mesures spécifiques pour soutenir la compétitivité des entreprises, l'esprit d'entreprise, l'innovation, la recherche et le développement technologique; iv) la mise en oeuvre des mesures visant à adapter les systèmes nationaux de sécurité sociale à la libre circulation des travailleurs et des indépendants dans le marché unique, alors que l'unanimité doit être maintenue pour les autres aspects de la sécurité sociale. (c) l'établissement d'un cadre juridictionnel pour le brevet communautaire . L'Uunice note que le sommet de Lisbonne avait "pris la décision fondamentale de modifier le traité " en vue d'établir un tel cadre", ce qui est pour le monde économique une priorité.