Bruxelles, 12/10/2000 (Agence Europe) - Hans-Gert Pöttering, président du groupe du PPE/DE au Parlement européen, a dit mercredi à la presse qu'il attend du Conseil européen informel de Biarritz une impulsion décisive à la CIG, et a répété que le principal critère du succès de la réforme institutionnelle est la généralisation de la majorité qualifiée avec, comme corollaire, la codécision pour le PE (nous voulons la codécision aussi pour la Politique Agricole Commune, a-t-il rappelé). Par ailleurs, M. Pöttering, qui a estimé que les "petits" Etats membres accepteraient une repondération des voix au Conseil s'ils ont l'assurance que, à la Commission européenne, il y aura un Commissaire par Etat membre, a dit que le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui a rencontré le groupe PPE/DE la semaine dernière à Strasbourg, a indiqué que son pays "ne renoncera jamais" à avoir un Commissaire européen. Notre groupe souhaite un renforcement du président de la Commission, et de la Commission européenne en tant qu'institution, a ajouté M. Pöttering, qui peut envisager, plus tard, l'élection du président de la Commission. Par ailleurs, l'élu de la CDU, en notant qu'actuellement la composition de la Commission ne reflète pas les résultats des élections européennes, a estimé qu'il faudra rechercher à l'avenir des remèdes à une telle situation. Nous rejetons avec une "totale détermination" la création de "secrétariats", comme celle d'une deuxième chambre du Parlement européen, a déclaré aussi M. Pöttering. Quant aux coopérations renforcées, il a souligné qu'elles doivent être organisées dans le cadre communautaire, et il s'est félicité que les conservateurs britanniques soient eux aussi de cet avis.
Selon le président du groupe du PPE/DE , par ailleurs, les sommets de Biarritz et Nice devraient ouvrir la perspective d'une poursuite de la réforme dans l'UE aussi après la conclusion de l'actuelle CIG, avec "une nouvelle conférence". Je ne crois pas que les gouvernements des Etats membres aient "le courage et la volonté" de réformer le Conseil, et la méthode à suivre dans l'après-Nice ne devrait donc plus être celle de la Conférence intergouvernemenale, mais plutôt celle de la "Convention" réunissant gouvernements, Parlement européen, Parlements nationaux et Commission, comme cela a été le cas pour la Charte des droits fondamentaux a estimé M. Pöttering. Le but de l'exercice devrait être en particulier, selon lui, de renforcer la "parlementarisation" de l'UE et la transparence du Conseil et, surtout, de définir une délimitation des compétences des différents niveaux en Europe: européen, national, régional et communal. Dans la définition de ce catalogue des compétences, il faudra maintenir une certaine flexibilité, car on ne peut pas, en 2003-2004, fixer quelque chose d'immuable "pour un siècle", a conclu Hans-Gert Pöttering.