Bruxelles, 25/09/2000 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne Romano Prodi et la vice-présidente Mme Loyola de Palacio ont rencontré ce lundi dans l'après-midi les dirigeants responsables de sept grandes compagnies pétrolières: BP Amoco, ENI, Norsk Hydro, Repsol, Shell, Statoil et TotalFina-Elf. Les interlocuteurs ont procédé à un tour d'horizon sur l'évolution des prix du pétrole, les perspectives, le comportement des compagnies pétrolières, etc. EUROPE rappelle que vendredi prochain, 29 septembre, le commissaire Mario Monti réunira les autorités de concurrence des Etats membres pour examiner la situation concurrentielle dans le secteur des carburants.
Ces réunions se situent dans le contexte d'ensemble des analyses et initiatives de la Commission à propos de la crise du pétrole. Mme de Palacio a rappelé que: a) l'orientation contraire à la réduction de la fiscalité, affirmée par le Conseil Ecofin, subsiste, et même le Conseil Transports en a pris acte; b) les allègements fiscaux décidés par certains Etats membres sont à l'examen sous l'angle des règles sur les aides d'Etat. Quatre Etats membres (France, Italie, Belgique, Pays-Bas) ont été formellement invités à informer la Commission en détail des mesures prises, dans un délai d'un mois. La Commission se prononcera en tenant compte, entre autres, des dérogations en matière d'accises dont certains Etats membres disposent, mais ces dérogations expirent à la fin de l'année. Toute dérogation sectorielle ultérieure devra être proposée par la Commission et approuvée par le Conseil à l'unanimité; c) du point de vue de la concurrence entre les compagnies pétrolières "quelque chose ne marche pas bien", car les différences entre les prix des produits pétroliers hors taxes, d'un Etat membre à l'autre, dépassent les 30% ; d) l'UE doit réfléchir à l'utilisation éventuelle d'une partie des réserves obligatoires des Etats membres, en appliquant les procédures prévues par la directive sur les stocks stratégiques (des consultations doivent être organisées entre les Etats membres, et, selon certaines rumeurs, le Conseil pourrait en discuter déjà en fin de semaine); e) l'UE est parfaitement en mesure de faire face à la crise actuelle si elle applique la stratégie proposée par la Commission (reproduite dans le n.2205 de notre série EUROPE/Documents).