Bruxelles, 12/05/2000 (Agence Europe) - Le président de la commission des libertés et des droits de citoyens du Parlement européen, le libéral démocrate britannique Graham Watson, a, lors d'une réunion au CEPS (Centre for European Policy Studies), salué l'importance que la Présidence portugaise a attribuée à la justice et aux affaires intérieures, "qui ont été longtemps négligées et considérées rien d'autre qu'une affaire nationale". Le système décisionnel actuel en cette matière ne fonctionne pas, "certaines décisions sont prises par quinze Etats membres, d'autres par treize, et souvent les Etats membres doivent décider à l'unanimité", a-t-il constaté, en estimant que "nous ne respecterons jamais le calendrier si nous travaillons dans le flou juridique", et que ce serait "hautement raisonnable de procéder rapidement à la fusion du premier et du troisième pilier, comme prévu par l'Article 42 du Traité d'Amsterdam, en assurant ainsi la certitude juridique et un processus décisionnel plus rapide". Selon M. Watson, si les Etats membres veulent "réaliser les objectifs d'Amsterdam, ils doivent suivre la direction tracée par la Présidence portugaise et accepter un plus grand recours à la majorité qualifiée et une plus grande implication du Parlement européen et de la Commission dans tous les domaines de la justice et des affaires intérieures".