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Bulletin Quotidien Europe N° 7716
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/elargissement

Le commissaire Verheugen a rejeté les allégations sur des retards dans les négociations d'adhésion - Un calendrier pour la conclusion des négociations pourra être établi si les négociations auront suffisamment progressé d'ici l'automne

Bruxelles, 12/05/2000 (Agence Europe) - Lors de sa conférence de presse à l'occasion de la présentation de la nouvelle stratégie de communication et d'information de la Commission sur l'élargissement (voir EUROPE d'hier, pp.10/11), le commissaire Günter Verheugen s'est aussi dit "très, très satisfait" du déroulement du processus d'élargissement qui, selon lui, avance même plus vite qu'initialement prévu. "Il n'y a pas de retard, ni prévu, ni imprévu. Au contraire: le rythme des négociations au cours de cette année dépasse déjà mes attentes", a dit M.Verheugen. Les services de la Commission ont fait un "travail énorme" en préparant plus que 80 projets de positions communes "et je constate avec plaisir et reconnaissance que le Conseil travaille également avec rapidité et sérénité" à la définition de ces positions communes. Dans l'ensemble, le rythme de négociations lors de cet élargissement est beaucoup plus soutenu que lors des élargissements précédents, a dit M.Verheugen.

Le Commissaire a aussi réitéré la volonté de la Commission de soumettre aux Quinze, d'ici l'automne, un calendrier indicatif pour la conclusion des négociations avec les premiers pays candidats, "mais seulement si suffisamment de progrès aura été accompli d'ici là", à la fois dans les négociations proprement dits et dans les travaux préparatoires internes dans les pays candidats (notamment en ce qui concerne l'adoption et la mise en oeuvre de l'acquis communautaire). M.Verheugen a exclu la possibilité pour la Commission de proposer un tel calendrier en septembre ou octobre (au moment de la publication des prochains rapports de progrès sur tous les candidats) si, d'ici là, les négociations n'auront pas été ouvertes sur tous les "points substantiels" des principaux chapitres, y compris l'agriculture et la libre circulation des personnes. Or, les chances sont minimes que des véritables négociations substantielles puissent être entamées sur ces deux chapitres d'ici la fin de l'année. D'autant plus que, lors de l'ouverture formelle des négociations sur ces deux chapitres (fin mai et mi-juin), les Etats membres de l'UE n'ont pas l'intention de soumettre aux candidats du premier groupe (Pologne, Hongrie, République tchèque, Estonie, Slovénie et Chypre) des positions de négociations détaillées et substantielles, mais des papiers plutôt généraux évitant -à ce stade- de toucher les problèmes brûlants tels que les paiements directs (agriculture) ou la nécessité de prévoir des périodes transitoires (libre circulation des travailleurs).

M. Verheugen a refusé de spéculer sur les possibles dates d'adhésion des premiers candidats ("personne n'est en mesure de dire aujourd'hui qui pourra adhérer quand"), mais a souligné que le 1 janvier 2005 (le jour où la prochaine Commission européenne sera instituée) devrait être la "dernière date possible" pour les premières adhésions. "Nous avons toujours dit que notre souhait était de faire entrer les premiers nouveaux pays membres encore sous le mandat de la Commission actuelle", dont le mandat s'achèvera fin 2004, a souligné le Commissaire.

M.Verheugen a aussi lancé un appel aux Etats membres afin qu'ils respectent l'engagement donné lors du Sommet de Helsinki en décembre 1999 de faire en sorte que l'UE soit prête, fin 2002, d'accueillir les premiers nouveaux pays membres. A cette fin, il est d'une importance primordiale que la Conférence intergouvernementale en cours sur les réformes institutionnelles soit achevée, comme prévu, à la fin de cette année, a-t-il souligné. M.Verheugen a mis en garde contre toute tentative de retarder ou de postposer les réformes nécessaires pour préparer l'UE à l'élargissement. Une tel retard aurait des conséquences néfastes sur le rythme des efforts de réformes dans les pays candidats ainsi que sur l'opinion publique dans l'UE et les pays candidats, a-t-il affirmé.

M.Verheugen a exprimé son opposition radicale à l'idée d'un "noyau dur" au sein de l'UE, si cela devait représenter un club exclusif entre certains Etats membres. Il s'est par contre prononcé pour davantage de souplesse (ainsi que le prévoit d'ailleurs le Traité), car à l'avenir les "nécessités d'approfondissement" ne seront pas les mêmes pour tous, et il a précisé: "les approfondissements de l'Europe devront être ouverts à tous ceux que veulent y participer. S'il est ouvert à tout le monde, ce système pourra aider à surmonter certains problèmes liés à l'élargissement, par exemple le degré différent de développement des nouveaux adhérents".

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