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Bulletin Quotidien Europe N° 13865
ACTION EXTÉRIEURE / Commerce/sÉcuritÉ

La décision de la Commission européenne excluant les fournisseurs d'onduleurs de panneaux photovoltaïques issus de 'pays à haut risque' irrite Pékin

Les autorités chinoises ont fermement condamné, jeudi 7 mai, la récente décision de la Commission européenne visant à limiter les financements européens aux projets d'énergie solaire n'utilisant pas d'onduleurs provenant de pays considérés à haut risque.

« La Chine exhorte la partie européenne à cesser immédiatement de la stigmatiser en la qualifiant de 'pays à haut risque' et à renoncer aux pratiques injustes et discriminatoires à l'encontre des produits chinois », a déclaré le porte-parole du ministère chinois du Commerce dans un communiqué repris par l'AFP.

Porte-parole à la Commission européenne, Siobhan McGarry avait rappelé, lundi, que l'institution de l'UE, dans sa communication sur la sécurité économique présentée fin 2025 (EUROPE 13765/5), avait identifié « six domaines d'action immédiate », parmi lesquels « le risque de perturbation d'infrastructures critiques de l'UE par des agents étrangers ».

« Nos évaluations ont confirmé l'existence de menaces, notamment en ce qui concerne la manipulation des paramètres de production d'électricité, la perturbation de la production d'électricité et l'accès non autorisé aux données opérationnelles. Cela pourrait entraîner un arrêt à distance des réseaux des États membres, provoquant des pannes d'électricité à l'échelle nationale », a-t-elle justifié.

Les recommandations de la Commission sur les onduleurs, ces appareils qui permettent de transformer le courant continu par les panneaux solaires en courant alternatif transmis dans le réseau, ne visent pas uniquement la Chine, mais d'autres pays considérés comme risqués - comme la Corée du Nord, l'Iran et la Russie.

D'après Mme McGarry, compte tenu de « la gravité des menaces », la Commission a fait le choix d'agir immédiatement, au lieu d'attendre la révision à moyen terme de l'acte pour la cybersécurité.

Yvan Verougstraete (Renew Europe, belge), vice-président de la commission de l'industrie au Parlement européen, a salué une initiative qui « reconnaît explicitement que la cybersécurité est devenue un pilier central de notre souveraineté énergétique ». Et d'ajouter : « En subordonnant les financements de l’UE à des exigences de sécurité renforcées, la Commission envoie un signal clair. La transition énergétique ne peut se faire au détriment de notre sécurité collective ». (Mathieu Bion)

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