Les perceptions des véhicules électriques rechargeables sont généralement plus neutres que polarisées : de nombreux conducteurs ne s'y opposent pas, mais ne sont pas encore convaincus qu'ils correspondent à leur réalité quotidienne, selon une enquête de l'Observatoire européen des carburants alternatifs (EAFO), jeudi 26 mars.
L'électrification progresse, mais varie d'un pays à l'autre et d'un groupe social à l'autre. Les utilisateurs de véhicules électriques et véhicules hybrides rechargeables sont disproportionnellement issus de milieux à revenus élevés et ayant un niveau d'éducation supérieur.
Ceux-ci habitent le plus souvent dans des logements disposant de places de stationnement qui permettent la recharge privée, comme des maisons individuelles ou des logements en propriété avec des parkings privés et font plus fréquemment partie de ménages plus largement tournés vers les ‘énergies propres’ : par exemple, panneaux solaires, pompes à chaleur et batteries domestiques.
En revanche, les ménages vivant en appartement et les conducteurs dépendant du stationnement dans la rue sont structurellement désavantagés pour passer à l'électrique, même si leur attitude n'est pas négative.
L'accessibilité financière est un facteur central : de nombreux consommateurs s'attendent à ce que les véhicules électriques se vendent à un prix comparable à celui des voitures à moteur thermique, avec un prix médian d'environ 20 000 euros. Un segment notable des sondés n'envisagerait que des prix très bas, grâce au marché de l'occasion et aux aides ciblées. Les personnes interrogées ont aussi des attentes élevées concernant l’autonomie des véhicules, généralement entre 400 et 600 km et souvent supérieure à 600 km.
Lire l'enquête (en anglais) : https://aeur.eu/f/le5 (Anne Damiani)