Le commissaire européen à la Pêche, Costas Kadis, a ouvert, lundi 24 novembre, le dialogue sur la mise en œuvre du soutien aux pêcheries artisanales et côtières (Small-Scale and Coastal Fisheries, SSCF), rappelant leur rôle essentiel pour l’économie locale, la culture maritime et la sécurité alimentaire dans l’UE.
Les effets du changement climatique, le coût du carburant et les dépenses opérationnelles – étroitement liés à la nécessité de décarboner et de moderniser la flotte de pêche – ainsi que la concurrence pour l’espace marin, la forte pression du marché exercée par les flottes industrielles et les produits importés, les fluctuations des stocks et des quotas, l’accès aux possibilités de pêche et les exigences administratives « peuvent constituer une lourde charge, particulièrement disproportionnée pour les petits opérateurs », a souligné le commissaire.
Il a rappelé que le soutien aux pêcheries artisanales constituait « une priorité » et a cité l’article 17 du règlement sur la politique commune de la pêche (PCP), qui prévoit une répartition équitable et transparente des possibilités de pêche. Le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA) permet aux États membres de financer jusqu’à 100% les mesures en faveur de la pêche côtière artisanale.
Il a insisté sur l’importance de la mise en œuvre sur le terrain, chaque bassin maritime ayant ses spécificités. Il a également rappelé le récent vade-mecum définissant les bonnes pratiques pour renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans la répartition des possibilités de pêche par les États membres (EUROPE 13752/4). (Lionel Changeur)