Le Parlement européen se prononcera, mardi 25 novembre à Strasbourg, en faveur d’un renforcement du cadre réglementaire européen pour les agents de lutte biologique.
Il estime urgent, selon le rapport (https://aeur.eu/f/jm6 ), de combler l’écart entre le retrait rapide des pesticides chimiques et la lente mise sur le marché d’alternatives durables.
Le PE réclamera une définition juridique claire de la lutte biologique et un processus d’approbation accéléré au niveau de l’UE. Il appellera également à éviter la fragmentation du marché, à réduire les charges administratives et à garantir une évaluation scientifique rigoureuse conforme au principe de précaution.
Les députés demandent une révision ciblée du règlement 1107/2009 (pesticides), afin de créer des procédures plus rapides, notamment avec des autorisations provisoires sécurisées et une reconnaissance mutuelle renforcée entre États membres. Ils proposent d’allonger jusqu’à 25 ans la durée d’approbation de certaines substances présentant un risque faible ou négligeable.
Le Parlement invite la Commission à élaborer une stratégie européenne de lutte biologique, à améliorer la formation des agriculteurs, à renforcer les capacités de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et des autorités nationales et à soutenir la recherche afin d’offrir aux producteurs une boîte à outils plus complète face aux défis phytosanitaires futurs.
Par ailleurs, l'eurodéputé Yvan Verougstraete (Renew Europe, belge) dénonce la volonté de la Commission européenne, selon le projet de simplification des règles (EUROPE 13757/3), d’accorder des autorisations illimitées pour la plupart des substances actives des pesticides. Il s'agit, selon lui, d'un recul scientifique et sanitaire. (Lionel Changeur)