login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13758
Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Les Européens soulignent les progrès dans les négociations de paix

Après s’être mobilisés tout le week-end afin d’avoir une voix dans les négociations sur la paix en Ukraine, les dirigeants européens ont estimé, lundi 24 novembre, que des progrès avaient été réalisés dans les discussions. Dimanche, des représentants européens étaient présents lors des discussions entre Américains et Ukrainiens en Suisse, et ce lundi, des experts continuaient les travaux au niveau technique.

« Les négociations de paix connaissent un nouvel élan. La réunion (de dimanche) à Genève (...) a permis de réaliser des progrès significatifs. Les États-Unis et l'Ukraine nous ont informés que les discussions avaient été constructives et que des progrès avaient été accomplis sur plusieurs points », a résumé le président du Conseil européen, Antonio Costa, à l’issue d’une réunion informelle des vingt-sept dirigeants européens depuis Luanda (voir autre nouvelle) et après s’être entretenu avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Si certains points restent à régler, la tendance était « positive », a ajouté M. Costa.

« Bien que des efforts restent à fournir, nous disposons désormais d'une base solide pour aller de l'avant », a complété la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Selon elle, un « engagement européen efficace et coordonné » et une forte présence européenne à Genève ont « permis de réaliser des progrès significatifs dans les négociations pour une paix juste et durable en Ukraine ».

La présidente de la Commission a rappelé les principes européens fondamentaux pour l’avenir : le territoire et la souveraineté de l'Ukraine doivent être respectés, le choix du destin du pays lui appartient, et seule l'Ukraine, en tant que pays souverain, peut décider de ses forces armées. Dimanche, Mme von der Leyen avait expliqué que l'Ukraine ne pouvait faire l'objet de limitations de ses forces armées, « qui la rendraient vulnérable à de futures attaques et compromettraient ainsi la sécurité européenne ». Elle avait aussi rappelé que le rôle « central » de l'UE dans la garantie de la paix en Ukraine doit être pleinement reconnu. « Nous devons rester unis et continuer de placer les intérêts supérieurs de l'Ukraine au cœur de nos actions. Il s'agit de la sécurité de tout notre continent, aujourd'hui et demain », a-t-elle ajouté.

Costa a prévenu que l’UE devait être impliquée dans les discussions : « Il est clair que les questions qui concernent directement l'UE, telle que les sanctions, l'élargissement ou le gel des avoirs, requièrent l'implication et la décision pleine et entière de l'UE ». Samedi, dans une déclaration commune (https://aeur.eu/f/jmg ), plusieurs dirigeants européens avaient rappelé que la mise en œuvre des éléments du plan relatifs à l'Union européenne et à l'OTAN nécessiterait le consentement des membres des organisations respectivement.

Le président du Conseil européen a précisé que les Européens étaient prêts à continuer de soutenir le processus de discussion, « en travaillant en étroite collaboration au sein de l'Union européenne et en étroite coordination avec l'Ukraine, les États-Unis et l'OTAN ». La coalition des volontaires se réunira virtuellement ce mardi pour discuter des négociations en cours.

« Ce qui importe, désormais, c'est que nous avancions en partenaires, unis par notre objectif commun : mettre fin à cette guerre, aux massacres et à cette guerre d'agression contre l'Ukraine, et garantir une paix juste et durable au peuple ukrainien », a insisté M. Costa, promettant que l’UE continuerait de fournir à l’Ukraine le soutien nécessaire.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les États-Unis et l'Ukraine ont affirmé qu'un « futur accord » de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie « devra pleinement respecter la souveraineté » de Kiev ». Le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait expliqué, devant les médias, que les points qui restaient en suspens n’étaient « pas insurmontables ». « Nous avons simplement besoin de plus de temps. Je suis convaincu que nous y parviendrons », avait-il ajouté. M. Rubio a espéré un accord pour les prochains jours. « Que ce soit jeudi, vendredi, mercredi ou lundi prochain, nous voulons que ce soit bientôt, car d'ici à ce que nous réglions ce problème, des gens vont mourir. Les destructions vont s'intensifier. Notre objectif est de mettre fin à cette guerre au plus vite, mais nous avons besoin d'un peu plus de temps », avait-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

REPÈRES
ACTION EXTÉRIEURE
Invasion Russe de l'Ukraine
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE
CONSEIL DE L'EUROPE
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
BRÈVES