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Bulletin Quotidien Europe N° 13720
Sommaire Publication complète Par article 23 / 38
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / Droits fondamentaux

Interdiction de la Pride de Pécs - l'eurodéputée écologiste Tineke Strik exhorte l’UE à mettre fin à « l'impunité » de Viktor Orbán

L’eurodéputée néerlandaise Tineke Strik (Verts/ALE), rapportrice du Parlement européen sur l’État de droit en Hongrie dans le cadre de la procédure de l’article 7 lancée en 2018 (EUROPE 13716/23), a tiré la sonnette d’alarme, mardi 30 septembre, sur une situation qui pourrait « devenir assez sombre » lors de la 'marche des fiertés' prévue samedi 4 octobre à Pécs, ville du sud de la Hongrie, interdite par la police et dont la décision a été confirmée par la Cour suprême du pays, la Kúria.

Elle a rappelé, au cours d’une conférence de presse, que les organisateurs de l’événement « seront beaucoup plus seuls » qu’à Budapest, en juin (EUROPE 13670/17), où le maire avait permis son bon déroulement malgré l’interdiction. Elle a noté que l’édition de Pécs devrait être « beaucoup plus petite », avec moins de visibilité sur le plan international, et que cinq manifestations de néonazis avaient été autorisées en marge.

Tineke Strik a également rappelé le recours prévu à la reconnaissance faciale par les autorités et que les organisateurs risquaient jusqu’à un an d’emprisonnement et les participants une amende de 500 euros.

Elle a en outre mis en cause la position des juridictions hongroises, la Kúria ayant jugé que la question ne relevait pas du droit de l’UE et refusé de saisir la Cour de justice. « Nous devrions vraiment mettre fin à l’impunité d’Orbán », a-t-elle affirmé, estimant que les réformes annoncées par le gouvernement hongrois pour rassurer l'UE n’étaient que « de simples constructions artificielles, sans améliorations substantielles ».

La Commission européenne, interrogée la veille lors de son point presse, a réitéré son soutien aux droits fondamentaux des personnes LGBTQI. La porte-parole Eva Hrncirova a rappelé que « le droit de manifester de façon pacifique, de se rassembler de façon pacifique, cela fait partie de nos valeurs fondamentales », précisant que cette position « vaut également pour cette Pride ». La Commission poursuivrait son analyse de la loi hongroise sur les rassemblements et attend des retours nationaux.

Aussi, l’association pour les droits LGBTQI ILGA-Europe a adressé, le 23 septembre, une lettre (https://aeur.eu/f/ioy ) à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et aux commissaires Hadja Lahbib et Michael McGrath, pour dénoncer une « nouvelle atteinte au droit fondamental de réunion », et a appelé à l’ouverture rapide d’une procédure d’infraction accompagnée de mesures provisoires. (Nithya Paquiry)

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