« Les efforts déployés par l'industrie automobile pour empêcher l'UE de mesurer plus précisément la pollution des véhicules hybrides rechargeables risquent de déclencher un nouveau scandale majeur lié aux émissions », a alerté le centre de réflexion Transport & Environment (T&E), mardi 16 septembre.
En se basant sur une analyse des dernières données de l'UE publiée la semaine précédente, T&E a affirmé que les véhicules hybrides émettent en réalité près de cinq fois plus de CO2 que ne le prétendent les tests officiels. Cet écart s'explique par le fait que les véhicules roulent moins à l'électricité et consomment plus d'essence que ne le montrent les tests officiels.
Pour remédier à cette situation, le règlement [2023/443] de la Commission a déjà introduit des modifications dans le calcul du facteur d’utilisation, qui s'appliqueront en deux étapes consécutives à partir de 2025 et de 2027. Cependant, selon T&E, « les lobbies de constructeurs automobiles et de équipementiers ont demandé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, d'abandonner ces facteurs d’utilisation », dix ans après le Dieselgate. Cela pourrait engendrer une forte augmentation du nombre de voitures polluantes dans l'UE d'ici 2035.
Lire l'analyse des données : https://aeur.eu/f/ih8 (Anne Damiani)