Dans une réponse écrite datée de mercredi 17 septembre, la commissaire chargée de la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen, s'inquiète du contrat passé entre l'Espagne et l'entreprise de télécommunications Huawei, disant craindre « le risque accru d'ingérence étrangère ».
À l'origine de la question écrite déposée en juillet, le député Jorge Buxadé Villalba (PfE, espagnol), qui alertait sur les « implications en matière de sécurité pour la coopération judiciaire et policière, tant au niveau national qu'européen » du contrat remporté par Huawei « pour la fourniture de serveurs destinés à stocker les écoutes téléphoniques autorisées par les tribunaux espagnols ».
Dans sa réponse, la commissaire rappelle notamment que la Commission avait indiqué aux États membres, en 2023, de bannir Huawei des réseaux de communication européens, une demande qui avait été adossée à l'initiative de la 'boîte à outils' 5G (EUROPE 13202/3).
Huawei est considérée par la Commission européenne comme une entreprise présentant un « haut risque » d'espionnage en raison de sa proximité avec le gouvernement chinois. L'entreprise est également au cœur d'une récente affaire de corruption présumée, impliquant des assistants parlementaires et des lobbyistes du géant numérique chinois (EUROPE 13599/8).
Dans sa réponse écrite, Henna Virkkunen mentionne également la future révision du règlement européen sur la cybersécurité (CSA), qui devrait donner l'occasion à la Commission « d'examiner de manière plus générale la sécurité et la résilience » [...] des infrastructures de télécommunication, afin « d'éviter les dépendances critiques et de réduire les risques ».
Voir la réponse écrite : https://aeur.eu/f/ih3 (Isalia Stieffatre)