Une étude conjointe du Dr. Sehrish Usman (Université de Mannheim) et d’économistes de la Banque centrale européenne, publiée lundi 15 septembre, dévoile que les pertes de production macroéconomiques dues à des phénomènes météorologiques extrêmes (chaleur, sécheresses, inondations) durant l’été 2025 sont estimées à 43 milliards d'euros en 2025 et 126 milliards d'euros d’ici 2029. Cela représente 0,26 et 0,78% du PIB 2024.
Ainsi, « les véritables coûts émergent progressivement, car ces événements affectent les vies et les moyens de subsistance par de multiples canaux allant bien au-delà de l’impact initial », explique la chercheuse Sehrish Usman.
L’analyse combine les données météorologiques de juin à août 2025 avec les coefficients d’impact des événements extrêmes issus d’une étude publiée dans la European Economic Review.
Au total, 96 régions ont connu des vagues de chaleur, 195 des sécheresses et 53 des inondations. L’Europe du Sud est la plus exposée aux vagues de chaleur et aux sécheresses tandis que les pays du Nord et du Centre connaissent moins de dommages, mais sont de plus en plus exposés aux inondations.
L’étude souligne que les estimations sont prudentes, ne tenant pas compte des effets combinés (par exemple de la chaleur avec la sécheresse) ni d’autres phénomènes comme les incendies de forêt. Elle rappelle en outre que l’adaptation au changement climatique coûte cher, mais que l’inaction coûte encore plus.
Pour voir l’étude : https://aeur.eu/f/ig1 (Pauline Denys)