La présidente de la Commission européenne veut établir un nouveau régime de sanctions contre les réseaux de passeurs de migrants et de trafiquants d’êtres humains, qui ciblerait leurs avoirs et leur liberté de mouvement, a-t-elle indiqué, mercredi 10 septembre devant le PE, lors de son discours sur l'état de l'Union.
« Nous avons besoin d'un nouveau système de sanctions spécifiquement ciblé sur les passeurs et les trafiquants d'êtres humains. Pour geler leurs avoirs. Pour restreindre leur capacité de mouvement. Pour couper leurs profits. Le trafic d'êtres humains est une activité horrible et criminelle et aucun passeur, aucun trafiquant ne devrait rester impuni en Europe », a commenté Ursula von der Leyen.
Cette idée a déjà été évoquée par les eurodéputés et l’Agence européenne pour les droits fondamentaux, qui avaient appelé l’UE à cibler les trafiquants et passeurs, notamment avec des mesures restrictives sur les visas (EUROPE 13686/3).
Ursula von der Leyen, qui a souligné que la migration reste une préoccupation pour les citoyens européens, a également appelé les États membres à appliquer rapidement le 'Pacte Asile et migration' et les colégislateurs à approuver sans tarder le nouveau règlement sur les retours.
Voir le discours de Mme von der Leyen : https://aeur.eu/f/icl
Voir sa lettre d'intention : https://aeur.eu/f/icn (Solenn Paulic)