La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne (E3) pourraient entamer le processus de réimposition des sanctions des Nations unies contre l'Iran, en lien avec son programme nucléaire, dès ce jeudi, ont annoncé quatre diplomates cités par Reuters mercredi 27 août (EUROPE 13688/3). Si l'E3 décidait de rétablir les sanctions, 30 jours seraient nécessaires pour leur réapplication.
Mardi, l'E3 et l'Iran se sont entretenus dans le but de raviver les efforts diplomatiques sur le programme nucléaire iranien, mais les engagements iraniens n'auraient pas été suffisants, selon les Européens.
Selon les diplomates cités, les Européens pourraient s'abstenir de recourir au mécanisme de 'snapback' dans l'immédiat, si Téhéran autorisait la reprise des inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de ses sites nucléaires et acceptait de renouer le dialogue avec les États-Unis. Mercredi, des inspecteurs de l'AIEA se sont rendus en Iran pour la première fois depuis que ce pays a décidé de suspendre sa coopération avec l'Agence, en juillet.
À l'issue de la rencontre, mardi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, qui a participé aux discussions, avait appelé les Européens et le Conseil de sécurité des Nations unies à faire « le bon choix et (donner) du temps et de l'espace à la diplomatie ». Selon la partie iranienne, les contacts avec les Européens se poursuivront dans les « prochains jours ».
Le même jour, la Russie a proposé au Conseil de sécurité de repousser de six mois, soit jusqu'au 18 avril 2026 - au lieu du 18 octobre 2025, la date limite pour l'activation du mécanisme de rétablissement des sanctions. (Camille-Cerise Gessant)