Après un ralentissement induit par la pandémie de Covid-19, les dépenses publiques dans le secteur de l’éducation repartent à la hausse dans l’Union européenne. D’après le rapport Investir dans l’éducation 2025, publié mercredi 27 août par la Direction générale de l'éducation, de la jeunesse, du sport et de la culture de la Commission européenne, en 2023, les États membres ont consacré 806 milliards d’euros à l’éducation, soit 9,6% de leurs dépenses publiques totales et 4,7% de leur produit intérieur brut.
Toutefois, si ces chiffres sont en progression - 9,3% des dépenses publiques étaient consacrées à l'éducation en 2020 -, ils restent inférieurs aux niveaux d’avant la crise sanitaire (10% en 2019). Selon le rapport, l’investissement dans l’éducation continue de représenter « une part plus faible des dépenses publiques totales que dans les années 2010 ».
Concernant la répartition des investissements, plus de 70% des dépenses portent sur l’enseignement scolaire, tandis que l’enseignement supérieur en perçoit 16%.
Aussi, l’Union européenne soutient l’action des États membres par des financements spécifiques : pour la période 2021-2027, 148 milliards d’euros sont mobilisés pour l’éducation et les compétences via Erasmus+, le Fonds social européen+ ou InvestEU, auxquels s’ajoutent 75 milliards d’euros au titre de la 'Facilité pour la reprise et la résilience'.
« Dépenser pour l’éducation est un investissement, pas un coût. Et l’UE doit être prête pour l’avenir », a déclaré dans un communiqué la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, chargée des Droits sociaux et des Compétences, Roxana Mînzatu. Cette dernière a en outre rappelé que le prochain cadre financier pluriannuel, présenté en juillet (EUROPE 13682/1), prévoit un financement plus important accordé à l’éducation, et ce notamment via davantage de plans de partenariats, un 'Fonds européen pour la compétitivité' et un « programme Erasmus+ renforcé ».
Dans le sens de la déclaration de Roxana Mînzatu, le rapport présente l'éducation comme un vecteur de productivité et d’innovation. Ainsi, une seule année d’études supplémentaire permet d’augmenter les revenus individuels de 7% en moyenne en Europe. Par conséquent, il est noté que « d'ici 2030, le PIB des pays européens pourrait augmenter de 8 à 10% par rapport aux projections actuelles, si plus de personnes disposaient d'un niveau suffisant de compétences de base ».
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/i5i (Nithya Paquiry)