L’Ensemble d'horloges atomiques dans l'espace (Atomic Clock Ensemble in Space - ACES) de l'Agence spatiale européenne (ESA) a décollé, lundi 21 avril, à bord d'une fusée SpaceX Falcon 9 depuis la Floride (États-Unis), dans le cadre de la 32e mission de ravitaillement commercial SpaceX de la Station spatiale internationale.
L’ACES, doté de deux horloges de pointe - le projet d’Horloge atomique par refroidissement d’atomes en orbite (PHARAO) et le Maser spatial à hydrogène actif (SHM) - et d’un système de transfert de temps avancé, doit fournir le signal horaire le plus précis jamais transmis depuis l'espace et connecter les meilleures horloges du monde pour tester la physique fondamentale depuis l'orbite, notamment la théorie de la relativité générale d'Einstein, selon l’ESA. En créant un « réseau d'horloges », ACES reliera ses propres horloges de haute précision aux horloges les plus précises de la Terre et les comparera pour mesurer l'écoulement du temps.
Les horloges généreront un signal horaire tellement précis qu'ACES ne perdrait qu'une seconde en 300 millions d'années. Le système de transfert de temps utilisera des liaisons micro-ondes et laser pour synchroniser le temps entre l'espace et la Terre avec une précision bien supérieure à celle des systèmes actuels.
Le 25 avril, normalement, le bras robotisé de la Station spatiale internationale installera ACES sur l'installation de charge utile externe du module Columbus de l'ESA, face à la Terre. Au cours de sa mission de 30 mois, ACES vise à réaliser au moins dix sessions de mesure prolongées, chacune d'une durée de 25 jours, en effectuant 16 orbites terrestres quotidiennes. (Camille-Cerise Gessant)