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Bulletin Quotidien Europe N° 13625
Sommaire Publication complète Par article 11 / 19
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie/climat

Selon l'Agence européenne pour l’environnement, l'UE a enregistré une baisse de 9% de ses émissions de GES en 2023 grâce au recul du charbon et du gaz

L’Union européenne a réduit ses émissions nettes de gaz à effet de serre de 8,9% en 2023, selon l’inventaire publié mercredi 16 avril par l'Agence européenne pour l’environnement (AEE) et soumis au titre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Cette baisse, la plus importante en pourcentage depuis 1990, porte le total des émissions nettes à 2 908 millions de tonnes équivalent CO2, soit 1 728 Mt de moins qu’en 1990 (-37%).

La diminution s’explique en grande partie par la décarbonation accélérée du secteur de l’énergie. 

Les émissions liées à la production publique d’électricité et de chaleur ont reculé de 22% en un an, ce qui constitue un record depuis le début des inventaires européens.

Une nette diminution de la consommation de charbon et de gaz naturel ainsi qu’une hausse significative des énergies renouvelables, surtout l’hydroélectricité, l’éolien et le solaire, ont conduit à ce résultat. Cependant, l’usage de bioénergie a reculé.

D’après l’AEE, depuis 1990, les émissions de CO2 issues des secteurs énergétiques ont chuté de 53%, du fait tant d’une amélioration de l’efficacité énergétique que du remplacement progressif des combustibles solides et liquides par le gaz naturel (+48% sur la période) et d’un mix électrique de plus en plus décarboné.

Ainsi, le charbon représentait près de trois fois plus d'émissions en 1990 qu’en 2023.

Au-delà de l’énergie, les réductions les plus notables ont été enregistrées dans l’industrie (-46%), la sidérurgie (-133 Mt CO2 entre 2022 et 2023), le secteur résidentiel (-175 Mt) et les procédés chimiques, tels que la production d’acide nitrique (-39 Mt).

Par ailleurs, certains secteurs suivent une trajectoire opposée. Les émissions du transport routier et des systèmes de réfrigération poursuivent leur hausse en raison d’une demande croissante.

Enfin, les capacités de puits de carbone dans le secteur LULUCF (utilisation des terres, changements d’affectation des terres et foresterie) se sont dégradées en raison du vieillissement des forêts, de l’augmentation des coupes et des conséquences du dérèglement climatique.

Lire le rapport : https://aeur.eu/f/ghm  (Nithya Paquiry)

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