Dans un commentaire publié dimanche 23 février, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a indiqué que les systèmes énergétiques européens seraient confrontés à une « année difficile », à cause d’une sortie de l’hiver 2024-2025 marquée par des niveaux de stockage de gaz inférieurs à la moyenne.
Les marchés européens du gaz sont restés volatils au début de l'année 2025, avec des prix ayant atteint leur plus haut niveau depuis deux ans. Ceci est notamment dû à l'arrêt du transit du gaz russe via l’Ukraine au 1er janvier, au temps froid et à la faible production des énergies renouvelables, qui ont fait augmenter les retraits des installations de stockage de gaz.
Les stocks se retrouvent ainsi inférieurs à l’année dernière à la même période (EUROPE 13576/21). Selon l’AIE, cela accroîtra davantage la dépendance de l’Europe à l'égard du gaz naturel liquéfié (GNL) sur les marchés mondiaux, puisqu’il faudra atteindre les objectifs de l’UE en matière de remplissage des stocks avant le début de l’hiver prochain.
« Les marchés mondiaux du gaz ne devraient pas commencer à se détendre de manière significative avant 2026, lorsqu’une énorme vague de nouveaux approvisionnements en GNL devrait commencer à frapper les marchés internationaux », indiquent les auteurs du commentaire.
Toutefois, ils estiment qu’attendre ces nouveaux projets n’est pas une stratégie viable pour les économies européennes confrontées aujourd’hui à des prix du gaz élevés. Ils invitent les gouvernements à agir rapidement pour améliorer l’efficacité énergétique, diversifier les approvisionnements énergétiques et mettre en œuvre d’autres mesures pour renforcer la sécurité énergétique, « avec des options telles que la conclusion de contrats à long terme pour assurer un approvisionnement plus stable et le renforcement du partenariat transatlantique sur le commerce du GNL » (EUROPE 13584/9).
Pour voir le commentaire de l'AIE : https://aeur.eu/f/fn4 (Pauline Denys)