Le paysage des données relatives aux risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) reste « incomplet », malgré des améliorations significatives apportées ces dernières années à la disponibilité et à l'accessibilité des données, a révélé l'Autorité bancaire européenne (EBA) dans un rapport publié lundi 24 février (EUROPE 13586/21).
Les organismes externes d'évaluation du crédit (OEEC) évaluent de plus en plus les risques ‘ESG’, même si les progrès diffèrent selon les catégories d'exposition. La disponibilité, la qualité et la granularité des données restent parmi les défis les plus importants pour développer des approches plus avancées. Les méthodologies sont les plus abouties dans l'évaluation du risque de transition dans les portefeuilles d'entreprises, où l'EBA a observé certains éléments de normalisation, tels que l'utilisation de la classification sectorielle, des émissions de gaz à effet de serre et des plans de transition comme principales sources d'information.
Selon l’EBA, des initiatives politiques clés telles que la directive sur le reporting durable d'entreprise (CSRD), une plus grande transparence dans les méthodologies des scores ‘ESG’ et des notations de risque de crédit des OEEC devraient permettre d'améliorer encore ce paysage et d'atténuer les difficultés.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/fn9 (Anne Damiani)