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Bulletin Quotidien Europe N° 13567
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SOCIAL - EMPLOI / Social/emploi

Dialogue social, protection sociale dans le contexte de l'IA, intégration des seniors - la Présidence polonaise du Conseil de l'UE promet de l'ambition

Les ministres polonaises de la Famille, du Travail et de la Politique sociale, Agnieszka Dziemianowicz-Bąk, et de la Politique en faveur des seniors, Marzena Okła-Drewnowicz, ont exposé, mardi 28 janvier, leurs priorités aux membres de la commission 'Emploi et affaires sociales' du PE.

Elles ont à la fois insisté sur le renforcement de la protection sociale dans le contexte de l’impact croissant de l’intelligence artificielle (IA) sur le lieu de travail et la réduction des risques associés à l’IA, le renforcement du dialogue social dans l’optique du nouveau 'Pacte sur le dialogue social' ainsi que le maintien aussi longtemps que possible des seniors sur le marché du travail (sujet qui fera l'objet de conclusions du Conseil de l'UE), évoquant à ce propos une tranche d’âge ‘senior’ démarrant à 55 ans, que certains élus ont contestée.

Sur la réforme de la directive relative aux comités d’entreprise européens, Agnieszka Dziemianowicz-Bąk a promis de faire réussir les négociations qui seront entamées le 6 février avec le PE (puis le 19 mars et le 6 mai), et cela dans un sens ambitieux, ce qui a rassuré le rapporteur du PE, Dennis Radtke (PPE, allemand).

Sur la directive relative aux stages, la ministre polonaise a critiqué la Présidence hongroise du Conseil de l’UE, qui, pendant son semestre, a considérablement revu à la baisse les ambitions. La ministre a expliqué que ce manque d’ambition a été l’une des raisons du refus de se rallier aux compromis et a promis aussi de s’y atteler.

Sur la réforme des règles de coordination des régimes de sécurité sociale (règlement 883/2004), la ministre a reconnu que le dossier « est éminemment complexe » et a espéré pouvoir aboutir à un compromis, citant le besoin de convaincre le PE sur les questions en suspens, comme les autorisations préalables ou les allocations chômage. Un premier groupe de travail se réunira le 30 janvier sur la base d’un questionnaire envoyé à la mi-janvier aux délégations nationales.

« On est dans une période de changements, de crise, de vieillissement, de changements sur le marché du travail », ont d’emblée noté les responsables polonaises, qui se sont fixé trois priorités : - l’avenir du travail dans l’Europe numérique ; - l’égalité, la cohésion et l’inclusion ; - une Europe qui réponde aux défis des transitions démographiques.

La Présidence polonaise devra toutefois composer avec le rythme de la Commission, qui doit encore présenter des initiatives phares, comme une directive promise sur le droit à la déconnexion ou la révision de la directive sur les agents cancérigènes ou mutagènes ou les substances reprotoxiques au travail. Par ailleurs, ce n’est que fin mars qu’est attendu le rapport d’évaluation sur l’Autorité européenne du travail, avec une éventuelle révision à la clef.

Concernant l’intelligence artificielle au travail, la ministre Dziemianowicz-Bąk n’a ainsi pas donné sa préférence, mardi, pour ce qui est de la nature d’un éventuel instrument législatif - directive ou règlement -, signalant que la Présidence polonaise se concentrera à ce stade sur la réflexion sur le renforcement de la protection des travailleurs dans ce contexte. (Solenn Paulic)

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