Plusieurs États membres de l'Union européenne ont annoncé, lundi 9 décembre, la suspension des examens des demandes d’asile déposées sur leur territoire par des ressortissants syriens, tout comme la suspension des expulsions programmées, au regard de la situation incertaine en Syrie après la chute de Bachar al-Assad (voir autre nouvelle).
Les autorités suédoises ont ainsi annoncé qu'elles allaient suspendre l'examen des demandes d'asile de réfugiés syriens ainsi que leurs expulsions, a rapporté l’AFP. L’Allemagne, la France, le Danemark et la Norvège ont annoncé des projets similaires.
L’Autriche, qui compte aussi suspendre le traitement des demandes d’asile des personnes originaires de Syrie, a toutefois dit préparer « un programme d’expulsions et de rapatriements ».
La Commission européenne, de son côté, a rappelé lundi que « les conditions n'(étaient) pas réunies pour un retour sûr, volontaire et digne en Syrie ». « Nous sommes convaincus que la plupart des Syriens de la diaspora rêvent de rentrer. Ce sera à chaque individu et à chaque famille de décider », a-t-elle commenté.
Le sujet sera discuté jeudi 12 décembre par les ministres de l’Intérieur des pays l’UE. (Solenn Paulic)