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Bulletin Quotidien Europe N° 13541
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INSTITUTIONNEL / Poland25eu

La guerre n’attendra pas le prochain cadre financier pluriannuel, prévient Agnieszka Bartol

Agnieszka Bartol, l’ambassadrice de la Pologne auprès de l’UE, a rappelé, lundi 9 décembre, qu’il fallait trouver des moyens de financer la défense européenne avant le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), attendu pour 2028.

« Poutine n'attendra pas le CFP et la guerre n'attendra pas le CFP », a prévenu Mme Bartol lors d’un événement de l’European Policy Center.

L’ambassadrice a reconnu qu’il y avait un « changement fondamental » des mentalités depuis le début de la guerre en Ukraine. « Il y a quelques années, le financement de la défense par l’UE était tabou, tout comme les instruments innovants » sur le sujet, a-t-elle expliqué.

Selon Mme Bartol, le financement a deux dimensions : nationale – la Pologne devrait consacrer 4,7% de son PIB en dépenses de défense en 2025 – et européenne. L'ambassadrice a espéré pouvoir travailler, sous Présidence polonaise du Conseil de l'UE, sur des options de financement. « Nous devons explorer toutes les solutions, et nous devons le faire très rapidement. C'est ce que nous avons l'intention de faire, espérons-le, sur la base du 'livre blanc' (sur la défense) », a-t-elle expliqué.

« Tout le monde parle de dépenses pour la défense au niveau de l'UE. Pour quoi ? La question doit trouver une réponse précise », a précisé l’ambassadrice, citant le projet de bouclier de défense antiaérienne porté notamment par la Pologne, le Bouclier oriental ou encore la Ligne de défense baltique. « Quand vous avez le ‘quoi’, c’est plus facile de travailler sur le ‘comment’, et bien sûr la question du 'combien'. Pour moi, la question du 'combien' doit répondre à 'pour quoi', et non l’inverse », a-t-elle ajouté.

Sanctions contre la Russie. Revenant sur les sanctions sur la Russie, l’ambassadrice a promis que son pays était « très ambitieux », tout en rappelant que les décisions se prenaient à l’unanimité. « Nous discutons actuellement au Conseil du 15e paquet de sanctions. Nous aimerions aller plus loin. Nous le disons depuis longtemps », a-t-elle expliqué. Varsovie souhaiterait des mesures sur l’importation de gaz naturel liquéfié.

Au-delà des sanctions, l’ambassadrice a mis en avant l’imposition de droits de douane qui peuvent avoir un effet équivalent. Citant les droits de douane imposés sur certains produits agricoles, droits adoptés par majorité qualifiée, Mme Bartol a estimé qu’il s’agissait « probablement aussi (d’) une voie intéressante à explorer ». (Camille-Cerise Gessant)

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