Sous la présidence du ministre hongrois István Nagy et en présence du commissaire Janusz Wojciechowski, les ministres de l'Agriculture des pays de l'UE tenteront, lors de leur réunion des lundi 21 et mardi 22 octobre, à Luxembourg, d'adopter des conclusions sur l'avenir de la politique agricole commune (PAC).
Ce projet de conclusions, préparé par la Présidence hongroise du Conseil, est destiné à fournir des orientations politiques que la nouvelle Commission européenne devra prendre en compte lors de l'élaboration de la vision de l'agriculture et de l'alimentation (au cours des 100 premiers jours de son mandat) et des propositions législatives sur la PAC post-2027.
Les experts du Comité spécial agriculture (CSA) ont examiné le projet de conclusions à plusieurs reprises et le sujet le plus conflictuel concerne les références au budget de la PAC et au prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l'UE et la question liée de la convergence externe des aides (EUROPE 13502/11).
En outre, les ministres européens examineront les principaux défis auxquels la chaîne alimentaire de l'UE est actuellement confrontée. La chaîne alimentaire de l'UE, qui comprend l'agriculture, la transformation des aliments et des boissons, le commerce de gros, le commerce de détail et la restauration, emploie 29 millions de personnes, soit 14% de la main-d'œuvre de l'UE, et génère une valeur ajoutée de 800 milliards d'euros. Néanmoins, les opérateurs de la chaîne alimentaire de l'UE sont confrontés à un certain nombre de défis, notamment la propagation des maladies animales et des parasites des plantes, la résistance aux antimicrobiens, ainsi qu'aux problèmes liés au manque d'harmonisation des initiatives en matière d'étiquetage des denrées alimentaires. Un autre défi identifié par la Présidence hongroise est la disparité entre les normes de production de l'UE et les normes de production des pays tiers dans des domaines tels que la durabilité, le bien-être des animaux et l'information des consommateurs.
Le Conseil discutera des dernières tendances du commerce agroalimentaire, un point régulier de l'ordre du jour du Conseil.
Le Portugal, soutenu par plusieurs pays (la Croatie, la Grèce, l'Italie...), évoquera la réponse de l'UE aux événements climatiques extrêmes. La Commission sera invitée à présenter une stratégie intégrée de gestion des risques et des crises climatiques dans les secteurs agricole et forestier (https://aeur.eu/f/dyc ).
La Roumanie demandera d'étendre l'application du cadre temporaire de crise et de transition au secteur agricole et d'augmenter (à 560 000 euros par bénéficiaire, contre deux fois moins aujourd’hui) la limite individuelle de soutien par entreprise agricole (https://aeur.eu/f/dyd ).
La France et l'Espagne plaideront en faveur d'une coordination européenne pour la vaccination des animaux d'élevage en cas d'épizooties. (Lionel Changeur)