Le Groupe d'action financière (GAFI) a annoncé, jeudi 17 octobre, avoir modifié en profondeur les critères d'inscription des pays dans la liste des juridictions dont le système de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme présente des lacunes. Cette modification a pour but d’alléger la pression sur les pays les moins avancés et de se concentrer sur les pays qui présentent des risques plus importants pour le système financier international.
Le GAFI, en collaboration avec l'organisme régional compétent de type GAFI, le cas échéant, travaille avec ces pays dans le cadre d'un processus dirigé par les pairs afin de combler les lacunes qui permettent les flux financiers illicites. Ce sont les pays les moins avancés qui ressentent le plus fortement l'impact des flux financiers illicites, car ils entravent le développement. Le produit de crimes tels que l'évasion fiscale, la corruption et le crime organisé détourne chaque année des milliards de dollars des biens publics essentiels tels que l'éducation et la santé. Il est essentiel de priver les criminels de leurs gains mal acquis pour aider ces pays à construire des économies et des sociétés solides.
Les changements apportés par le GAFI garantiront que le processus d'inscription sur la liste cible mieux les pays qui représentent le plus grand risque pour le système financier international et qu'il contribue à apporter un soutien plus adéquat aux pays à faible capacité. Ces changements s'appliqueront au prochain cycle d'évaluation. (Anne Damiani)