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Bulletin Quotidien Europe N° 13491
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Adolfo Urso appelle à revoir l'objectif 2025 de réduction des émissions de CO2 pour les véhicules légers

Le ministre italien pour les Entreprises, Adolfo Urso, a profité de sa présence au Conseil 'Compétitivité', jeudi 26 septembre à Bruxelles, pour interpeller ses homologues sur le sujet des émissions de CO2 des véhicules légers. Il estime que l'objectif de zéro émission à l'horizon 2035 reste valide, mais que cela nécessite une adaptation au programme actuel. Il demande, en l'occurrence, à la Commission européenne d'anticiper une clause de sauvegarde pour réviser les objectifs pour 2025 en matière d'émissions de CO2. Selon le ministre italien, « une majorité suffisante de pays » sont prêts à soutenir sa demande, qui devrait d'ailleurs être détaillée dans une note dans les semaines à venir.

À compter de 2025, le seuil moyen autorisé par véhicule diminuera de 15%, pour atteindre un maximum de 90 à 95 grammes de CO2 par kilomètre, mais certains représentants de l'industrie automobile estiment qu'ils ne seront pas en mesure de tenir les délais et qu'ils seront sujets à des amendes.

C'est pourquoi ces représentants, et désormais l'Italie, réclament d'avancer l'exercice de la clause de révision prévue pour fin 2026 sur le texte des émissions de CO2 des véhicules légers. « Nous proposerons le premier semestre de 2025 », a affirmé M. Urso à la sortie du Conseil 'Compétitivité'.

Le secrétaire d'État allemand à l'Économie, Sven Giegold, s'est exprimé contre cette position avant la réunion : « Ni mon ministre ni personne [dans le gouvernement allemand] n'a appelé à la suspension des objectifs 2025 », a-t-il affirmé, malgré les dires de M. Urso, qui indiquait avoir eu l'assentiment du ministre allemand de l'Économie, Robert Habeck, sur les normes pour 2025.

Un point 'divers' a été ajouté à l'agenda des ministres à la dernière minute sur le sujet de l'industrie automobile par la Présidence hongroise, qui, à la demande de plusieurs pays membres, n'a pas rendu la session publique.

Devant la presse, le ministre de l'État hongrois pour la Stratégie économique, Máté Lóga, a indiqué que la discussion avait porté sur les conclusions de la conférence de haut niveau qui s'est tenue la veille à Bruxelles avec le secteur concerné.

« Certains [représentants] ont suggéré une révision avancée des règles sur les émissions alors que d'autres ont insisté sur le fait que, sans lignes claires, les producteurs pourraient hésiter à s'engager dans une capacité de production plus importante », a-t-il rendu compte. (Léa Marchal)

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