Onze pays – l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Australie, le Canada, le Japon, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar - et l’Union européenne ont appelé, mercredi 25 septembre, sous l'impulsion de Paris et de Washington, à un « cessez-le-feu immédiat de 21 jours le long de la frontière entre le Liban et Israël ».
Jeudi, les frappes israéliennes sur le Liban se poursuivaient.
« Nous appelons toutes les parties, y compris les gouvernements d'Israël et du Liban, à approuver immédiatement le cessez-le-feu temporaire en conformité avec la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies durant cette période et à donner une réelle chance à un règlement diplomatique », ont souligné les 11 pays et l'UE dans une déclaration commune.
Ils estiment en effet que ce cessez-le-feu permettra de faire place à la diplomatie en vue de conclure un règlement diplomatique conforme à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies et à la mise en œuvre de la résolution 2735 du Conseil de sécurité des Nations unies sur un cessez-le-feu à Gaza.
Selon ces pays et l’UE, la situation entre le Liban et Israël depuis le 8 octobre 2023 est « intolérable » et présente un risque « inacceptable » d'escalade régionale plus large. « Il est temps de parvenir à un règlement diplomatique qui permette aux civils des deux côtés de la frontière de regagner leurs foyers en toute sécurité. La diplomatie ne peut prévaloir en pleine escalade de ce conflit », préviennent-ils.
Ils se disent prêts à soutenir pleinement tous les efforts diplomatiques pour conclure un accord entre le Liban et Israël « en s'appuyant sur les efforts des derniers mois afin de mettre un terme définitif à cette crise ».
Cet appel au cessez-le-feu a été soutenu, jeudi 26 septembre, par tous les États membres de l’UE dans une déclaration, au nom de l’UE, du Haut Représentant, Josep Borrell. « Nous exhortons les deux parties à mettre en œuvre d’urgence un cessez-le-feu le long de la Ligne bleue qui mette fin de manière effective et immédiate à toutes les menaces transfrontalières et à œuvrer à la mise en œuvre complète et symétrique de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies afin d’assurer le retour en toute sécurité des populations déplacées des deux côtés dans le cadre d’un règlement négocié plus large », soulignent-ils. Les États membres ont déploré le lourd tribut payé par les civils et appelé au respect du droit international humanitaire en toutes circonstances.
Les États membres appellent aussi la communauté internationale à se mobiliser pour soutenir les efforts diplomatiques en cours.
L’UE réitère en outre son soutien ferme aux institutions étatiques du Liban, y compris aux forces armées libanaises, et se tient prête à aider le Liban à sortir de l’impasse politique. (Camille-Cerise Gessant)