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Bulletin Quotidien Europe N° 13490
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Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Selon Josep Borrell, ce serait une « erreur historique » d’arrêter de soutenir l’Ukraine

Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a estimé, mardi 24 septembre, qu’arrêter de soutenir l’Ukraine dans la guerre d’agression russe serait une « erreur historique » alors que certains États membres de l’UE ont annoncé une réduction de leur soutien et que le soutien américain pourrait être menacé en cas de victoire de Donald Trump.

« Tant que les Ukrainiens voudront résister, nous devons les soutenir. Sinon, nous ferons une erreur historique », a-t-il prévenu à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies à New York. 

Le Haut Représentant s’en est pris à ceux qu’il a appelés les 'peace lovers', les 'amoureux de la paix'. « Ils veulent la paix rapidement, de la manière la plus rapide possible. Mais ils n’ont pas mentionné que le moyen le plus rapide pour y parvenir est que la Russie retire ses troupes d’Ukraine. Oui, il existe un autre moyen, la reddition ukrainienne. Mais nous ne voulons pas de ce genre de fin de guerre », a souligné M. Borrell. Selon lui, une reddition de l’Ukraine face à la « violation de son intégrité internationale » serait un « bon exemple » pour l’auteur de cette violation, qui « recommencera encore et encore ».

Le chef de la diplomatie européenne a expliqué que les ‘amoureux de la paix’ étaient « désolés, car le fait que nous ayons apporté notre soutien à l’Ukraine n’a pas mis fin à la guerre ». « Non, mais cela a permis à l’Ukraine de se défendre. Nous voulons que l’Ukraine continue de se défendre », a-t-il insisté, prévenant qu’il ne voulait pas que l’Ukraine capitule et perde son identité nationale, sa liberté et son territoire, et devienne une « deuxième Biélorussie ».

Et si selon M. Borrell, il est important de s'engager dans des efforts de paix, soutenir l’armée ukrainienne n’exclut pas de soutenir le processus de paix. « Les deux choses doivent aller ensemble, main dans la main, les deux faces d’une même médaille. Plus l’Ukraine sera forte, plus nous pourrons aller vers une négociation de paix », a-t-il ajouté, précisant qu'aucune initiative de paix ne devrait réussir, si elle néglige la Charte des Nations Unies.

« En fin de compte, c’est à l’Ukraine, et à elle seule, de définir les conditions dans lesquelles elle souhaite que cette guerre se termine finalement », a précisé M. Borrell. 

Le Haut Représentant a donc appelé la communauté internationale à rester « déterminée » à soutenir la liberté, l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Selon lui, la communauté internationale doit s’inquiéter du contournement des sanctions qui « prolonge la guerre ».

Lors de la réunion, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui doit présenter son plan de la victoire dans les prochains jours au président américain, Joe Biden, a exhorté le Conseil de sécurité à « contraindre la Russie à la paix », ce qui serait, selon le Kremlin, une « erreur absolument fatale ». (Camille-Cerise Gessant)

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