Les confédérations d'employeurs de la République tchèque, du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de l’Allemagne, de la Lettonie, de la Pologne et de la Suède, mais aussi de la Norvège, ont écrit à la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lundi 23 septembre, pour lui présenter leurs priorités pour la future Commission 2024-2029.
Il est « très rassurant que vous souligniez l'importance de la compétitivité et de la prospérité et que vous indiquiez comment faciliter la vie des entreprises dans l'ensemble de l'UE », écrivent-elles d'emblée.
Ces employeurs veulent une Europe sociale prête pour l'avenir, une action sur les pénuries de main-d’œuvre et compétences, et le respect de la subsidiarité et de la flexibilité dans l’application des législations.
« Dans un paysage mondial en constante évolution, l'Europe se trouve à un moment crucial, où l'équilibre entre la garantie de conditions sociales solides pour notre main-d'œuvre et la promotion d'un environnement favorable à l'emploi doit être maintenu ». Un environnement propice à la croissance et à la compétitivité des entreprises est « impératif ».
Pour cela, « il faut modifier le cadre réglementaire afin de réduire les obstacles bureaucratiques et optimiser la législation ».
« Les pénuries de compétences et de main-d'œuvre, ainsi que d'autres défis liés au marché du travail, constituent une menace sérieuse pour la compétitivité européenne et doivent être résolus », ajoutent-ils. Les efforts de collaboration entre les employeurs, les établissements d'enseignement et les gouvernements sont essentiels.
« En encourageant une culture de l'apprentissage tout au long de la vie et de l'adaptabilité, les individus peuvent s'épanouir en conservant leur emploi et en ayant la possibilité de progresser dans leur carrière, tout en contribuant de manière significative à l'économie ».
S'il est important « de garantir le progrès social, des réglementations trop lourdes entravent la capacité des entreprises à développer de nouveaux produits et de nouvelles technologies », disent aussi ces employeurs.
« Par conséquent, nous plaidons pour que le prochain cycle politique donne la priorité à une approche équilibrée qui garantisse la flexibilité et la subsidiarité dans la législation ».
L'habilitation des États membres à adapter les réglementations à leurs besoins spécifiques pourrait aussi être envisagée.
« La croissance économique durable à long terme et la création d'emplois nécessitent plus de réformes, pas plus de réglementation », ajoutent ces organisations.
Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/dk8 (Solenn Paulic)