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Bulletin Quotidien Europe N° 13450
SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE / Otan

Les Alliés promettent d’aider Kiev à suivre sa trajectoire « irréversible » vers l’intégration euroatlantique

Les dirigeants des pays membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont promis, mercredi 10 juillet, de soutenir l’Ukraine dans sa « trajectoire irréversible » vers l’intégration euroatlantique, rappelant que l’avenir de l’Ukraine était dans l’Alliance.

Alors que Kiev continuera ses « avancées tangibles » dans les réformes requises sur les plans démocratique et économique et en matière de sécurité, « nous continuerons de l’aider à suivre sa trajectoire irréversible vers l’intégration euroatlantique pleine et entière, y compris vers l’adhésion à l’OTAN », soulignent les Alliés dans leur déclaration. Sans s’avancer sur une date, ils réaffirment qu’ils seront en mesure d’adresser à Kiev une invitation à rejoindre l’Alliance « lorsque les Alliés l’auront décidé et que les conditions seront réunies ».

Au-delà des mots, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a détaillé, devant les médias, les décisions prises lors du premier jour du sommet de Washington pour soutenir l’Ukraine.

Les Alliés ont décidé d’établir le 'Programme OTAN de formation et d’assistance à la sécurité en faveur de l’Ukraine' (NSATU) afin de coordonner les livraisons d’équipements militaires et les activités de formation militaire organisées par les Alliés et leurs partenaires. Selon M. Stoltenberg, un général trois étoiles devrait prendre la tête de ce programme qui devrait commencer « bientôt ». 

Comme attendu, les Alliés ont annoncé compter dégager une enveloppe de base d' « au moins 40 milliards d’euros » pour l’année à venir et maintenir ensuite l’assistance à la sécurité à un niveau soutenable « pour que l’Ukraine l’emporte » face à la Russie. Les dirigeants réexamineront les contributions des Alliés - qui devraient être proportionnelles - lors des prochains sommets de l’OTAN. Il s'agit, selon M. Stoltenberg, d'un montant « minimum »  qui pourrait être révisé en fonction des besoins de Kiev.

De plus, les Alliés annoncent qu’ils ont progressé dans la création du Centre OTAN-Ukraine d’analyse, d’entraînement et de formation (JATEC), « rouage important de la coopération pratique, qui servira à déterminer et à exploiter les enseignements à tirer de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine et permettra à l’Ukraine de gagner en interopérabilité avec l’OTAN », selon la déclaration.

Par ailleurs, le secrétaire général a décidé de nommer un haut représentant de l’OTAN en Ukraine, dont le nom n'est pas encore connu.

Les Alliés ont également salué les dernières annonces concernant la fourniture de systèmes de défense aérienne supplémentaires, « d’importance critique », ainsi que d’autres capacités militaires (voir autre nouvelle). Plus tôt dans la journée, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a appelé les Alliés à fournir à l’Ukraine leurs systèmes de défense antimissile, rappelant que son pays l'avait fait avec son artillerie. « Nous devons faire de même maintenant avec les systèmes de défense antiaérienne. Nous en avons beaucoup dans l’Alliance et qui seraient mieux utilisés en Ukraine que dans l’ouest de l’Europe », a-t-elle plaidé, ajoutant que la situation était différente pour les pays d’Europe de l’Est.

La Russie demeure la menace la plus importante pour l’Alliance

Les dirigeants ont rappelé que la Russie demeurait « la menace la plus importante et la plus directe pour la sécurité des Alliés ». « La menace que la Russie représente pour l’OTAN dans tous les domaines subsistera sur le long terme », ont-ils ajouté, soulignant notamment les activités de déstabilisation de la Russie à l’encontre de l’OTAN et de ses pays membres. Pour leur prochain sommet, les Alliés formuleront « des recommandations sur l’approche stratégique de l’OTAN face à la Russie, en tenant compte de l’évolution de l’environnement de sécurité ».

Inquiétude sur le rôle joué par la Chine

De plus, pour les Alliés, la Chine joue « désormais un rôle déterminant dans la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine par le biais de son partenariat dit 'sans limites' et du large soutien qu’elle apporte à la base industrielle de défense russe, ce qui accroît la menace que la Russie représente pour ses voisins et pour la sécurité euroatlantique ». Les Alliés ont donc appelé Pékin à cesser de soutenir matériellement et politiquement l’effort de guerre russe, et notamment à cesser de transférer des biens à double usage. « La Chine ne peut rendre possible la poursuite de la plus grande guerre que l’Europe ait connue dans son histoire récente sans que cela nuise à ses intérêts et à sa réputation », ont prévenu les Alliés, ajoutant par ailleurs que la Chine continuait de faire peser des défis systémiques sur la sécurité euroatlantique.

Le resserrement du partenariat stratégique entre la Russie et la Chine « ainsi que leurs tentatives, se conjuguant entre elles, qui visent à déstabiliser l’ordre international fondé sur des règles et à le remodeler », suscitent de profondes préoccupations, ont reconnu les Alliés.

Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/czx  (Camille-Cerise Gessant)

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