À l'approche de la fin du mandat de la Commission européenne et des prochaines élections au Parlement européen, le commissaire européen à l'Action pour le climat, Wopke Hoekstra, s'est exprimé, mardi 21 mai, à l'Université de Maastricht (Pays-Bas) sur les perspectives de l'Union européenne dans cinq domaines déterminants : la géopolitique, le climat, l'économie, la migration et l'intelligence artificielle.
« Nous devons définir où nous voulons être dans 10 ou 20 ans », a-t-il déclaré.
Face aux défis climatiques, Wopke Hoekstra a appelé à un leadership européen proactif, rappelant que l'UE n'est pas « fataliste » et insistant sur l'utilisation des données scientifiques comme référence plutôt que les discours politiques.
Il a rappelé que 2023 a été l'année la plus chaude enregistrée, soulignant l'urgence de la situation. Il a aussi lié le changement climatique à des questions de sécurité et financières, évoquant les coûts que représentent pour la Slovénie, les récentes inondations qu'a connues le pays.
S’il a insisté sur la nécessité d'une transition équitable, garantissant également la compétitivité économique, le commissaire Hoekstra a rappelé l'importance de la dimension géopolitique dans les efforts climatiques de l'UE, qui ne peut agir seule face aux émissions mondiales, ne représentant que 7% de celles-ci.
Sur ce point, il a mentionné le marché du carbone de l'UE et le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, appelant à son extension pour intensifier l'action climatique mondiale. « L’Europe doit donc faire pression », a-t-il affirmé, évoquant par ailleurs un groupe de travail dédié, qui reflète l'engagement européen à mener la lutte climatique mondiale.
Le discours : https://aeur.eu/f/cb8 (Nithya Paquiry)