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Bulletin Quotidien Europe N° 13410
Sommaire Publication complète Par article 20 / 37
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Les États membres de l’UE restent divisés sur la modification proposée du statut de protection du loup

Les États membres de l’UE se sont montrés divisés, mercredi 15 mai, sur la proposition de la Commission européenne visant à adapter le statut de protection du loup au titre de la convention internationale de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe.

La Commission a proposé, le 20 décembre 2023, que le loup soit désormais classé comme espèce 'protégée' plutôt que 'strictement protégée' (EUROPE 13335/11).

Or, lors d’un débat au Comité des représentants permanents des États membres auprès de l’UE (Coreper) sur cette proposition, il est apparu qu’il n’existait pas, à ce stade, de majorité qualifiée au sein du Conseil en faveur de la modification du statut de protection du loup.

Certains États membres (la France, la Finlande, l'Italie, l'Autriche, la Roumanie, la Slovaquie...) ont soutenu la proposition (certains d'entre eux soulignant la nécessité de modifier aussi le statut de conservation des ours). Plusieurs États membres non directement concernés ont fait montre de flexibilité pour trouver une solution tandis que d'autres ont souligné que des données scientifiques supplémentaires étaient nécessaires et qu'il fallait attendre les prochains rapports des États membres qui seront préparés en 2025, conformément à l'article 17 de la directive 'habitats'.

Plusieurs délégations ont souhaité que le débat au Conseil reste au niveau du groupe de travail 'environnement international' (pas de consensus sur la création d'un groupe de travail ad hoc). Ce groupe de travail a déjà discuté de cette proposition lors de ses réunions du 26 février et du 4 avril. Les débats ont porté sur les processus scientifiques et juridiques qui sous-tendent la proposition. Les États membres ont aussi partagé des informations sur les pratiques nationales qui pourraient être utiles pour évaluer la proposition de la Commission.

« Le Coreper reviendra sur le sujet en temps voulu, mais le travail continue et on espère avoir une position claire avant la fin de l'année », a indiqué à Agence Europe une source diplomatique de l'UE. Le dossier sera traité au niveau du groupe de travail en tenant compte des problèmes réels et urgents exprimés par les États membres directement concernés. Le Coreper fera le point sur les travaux au sein du groupe de travail du Conseil. (Lionel Changeur)

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