Dans son rapport sur le marché du GNL publié vendredi 19 avril, l’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) indique que la demande dans l’UE devrait atteindre son maximum en 2024.
Ce pic s’explique par la réduction de la demande structurelle de gaz, directement liée aux objectifs fixés par l’UE en matière de décarbonation.
Si le scénario de réduction ciblée de la demande de gaz de REPowerEU se concrétise d’ici 2030, celui-ci pourrait modifier la dépendance de l'UE à l'égard du marché spot du GNL, en passant d'un statut « sous-contracté » (signifiant que les engagements contractuels à long terme sont insuffisants) de 49 milliards de m³ en 2023 à un statut « sur-contracté » de 30 à 40 milliards de m³ entre 2027 et 2030.
Par ailleurs, le rapport indique que l’UE a réussi à garantir l'approvisionnement en gaz et à diversifier ses importations, en partie grâce au GNL, pour s’éloigner davantage de la Russie.
Plus de 50 milliards de m³ de nouvelles infrastructures de regazéification du GNL ont vu le jour dans l’UE depuis 2022, ce qui a permis de décongestionner l'approvisionnement et de réduire l'écart de prix entre les plateformes gazières européennes et les prix au comptant du GNL.
En 2023, les États-Unis étaient le plus grand exportateur de GNL vers l’UE, avec 119 milliards de m³, mais les importations de GNL russe étaient également encore présentes avec 18 milliards de m³. À noter que l’UE est le plus grand marché d'importation de GNL (avec des importations de 134 milliards de m³ de GNL en 2023).
Pour voir le rapport : https://aeur.eu/f/bve (Pauline Denys)