Les ministres européens chargés du portefeuille des Consommateurs se sont réunis vendredi 19 avril à Bruxelles sous le patronage de la Présidence belge du Conseil de l'UE, à l'occasion d'une réunion informelle présidée par la Secrétaire d'État Alexia Bertrand.
Les Vingt-Sept ont échangé leurs points de vue sur les différents défis auxquels la politique des consommateurs est actuellement confrontée ainsi que sur les priorités de la Présidence belge du Conseil en la matière.
Services financiers et lutte contre la fraude
Deux sessions de discussion étaient ainsi au programme. La première a porté sur le système belge d'information sur les achats de véhicules d'occasion, présenté comme exemplaire pour combattre la fraude, ainsi que sur l'amélioration de l'accès aux services bancaires et l'éducation financière au sein de l'UE.
L'ambition affichée des États membres est que tous les consommateurs puissent exercer leur droit d'accès à des services financiers utiles et abordables. Des propositions sont en cours de discussion, notamment concernant l'acceptation obligatoire des espèces, ainsi que l'émission d'un euro numérique.
Dangers et défis de la numérisation du commerce
Le second échange de vues a porté sur plusieurs sujets, tous étroitement liés aux changements induits dans la consommation européenne par les avancées technologiques et numériques récentes : commerce en ligne, développement et utilisation de l'intelligence artificielle, marketing induit par les 'influenceurs'.
Sur la question du commerce durable, les États membres se sont dits engagés à mettre en place des mesures permettant aux consommateurs d'avoir plus d'options dites 'durables' lors de leurs choix, tant au niveau des livraisons à domicile que pour les options de retours d'achats.
Alexia Bertrand a ainsi déclaré qu'une étude avait été demandée à la Commission européenne afin de voir les options possibles pour associer droits des consommateurs et transition verte.
La question des défis posés par l'intelligence artificielle a également été soulevée, en lien avec les élections et le libre choix des consommateurs. Si la mise en œuvre des normes déjà créées est vue comme une priorité, la secrétaire d'État a aussi appelé à une « adaptation des règles européennes » en la matière, au vu du « rythme élevé des changements ». (Isalia Stieffatre)