La France, le Danemark, la Suède, la Finlande et l’Autriche ont appelé la Commission, lundi 25 mars, lors du Conseil des ministres de l’Environnement des États membres de l’UE, à lancer le processus pour amender la Convention de Bâle - relative au contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux - et à y intégrer les déchets textiles aux côtés des déchets plastiques ou encore électroniques.
Par voie d’amendement, les cinq États membres souhaitent que les contrôles soient plus stricts concernant les exportations de déchets textiles vers les pays en voie de développement.
« On doit travailler à l'échelon international pour soumettre les exportations vers les pays en développement à la procédure de contrôle de la Convention de Bâle », a commenté le représentant permanent adjoint de la France auprès de l'UE, Cyril Piquemal.
Si le souhait des cinq pays était entendu, cela signifierait notamment exiger un consentement préalable pour importer et exporter des déchets textiles. L’exportation de déchets textiles dangereux, pour sa part, serait interdite.
La Commission, de son côté, a jugé l’idée pertinente, mais a prévenu que l’imposition de telles restrictions pourrait s’avérer complexe. La solution serait, selon elle, de tenter, dans un premier temps, de se rapprocher des États tiers en question et de s’allier avec eux pour progresser dans ce domaine. (Thomas Mangin)