La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a réitéré, mercredi 20 mars, que la BCE était passée à une phase du cycle de politique monétaire d’attente ('holding'), après une phase caractérisée par un resserrement ('tightening').
La présidente a noté des progrès significatifs pour les trois critères de la fonction de réaction (hormis l’inflation intérieure, qui résiste), mais a réaffirmé que la BCE n'était pas encore suffisamment confiante dans la robustesse de la trajectoire vers l'objectif de stabilité des prix et que des données étaient attendues concernant les salaires, les bénéfices et la productivité. Cependant, elle a souligné que la BCE ne pouvait attendre de disposer de toutes les informations pertinentes, au risque d'ajuster sa politique trop tardivement.
Le cap est mis sur mai (données sur les salaires), et surtout juin, avec une série de données macroéconomiques. La BCE disposera alors d'une période plus longue pour évaluer, notamment, l’alignement de la trajectoire d’inflation avec les projections, en particulier pour des composantes plus résistantes, comme les services. « Si ces données révèlent un degré suffisant d'alignement entre évolution de l'inflation sous-jacente et nos projections, en supposant que la transmission reste forte, nous serons en mesure de passer à la phase de recomposition de notre cycle de politique économique et de rendre notre politique moins restrictive », a indiqué Mme Lagarde.
Lien vers le discours : https://aeur.eu/f/bge (Émilie Vanderhulst)