Dans une déclaration publiée lundi 18 mars, après la fermeture des bureaux de vote des « soi-disant élections » en Fédération de Russie, le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Theódoros Roussópoulos, a dénoncé l’absence de candidats alternatifs, de médias libres, de possibilité d’expression de la société civile, la torture infligée à Alexeï Navalny « pendant plusieurs mois », et « surtout », la tenue de ces élections sur le territoire ukrainien « illégalement occupé et annexé ».
Dans ces conditions, dit-il, « M. Poutine manque clairement de tout vestige de légitimité démocratique ».
L’Assemblée exhorte dès lors la communauté internationale à « ne plus reconnaître la légitimité de Poutine en tant que président ».
Elle appelle à « cesser tout contact avec Poutine, sauf dans le cadre de la recherche de la paix et à des fins humanitaires, par exemple pour organiser des échanges de prisonniers ou pour ramener chez eux les enfants perdus d’Ukraine ».
Par ailleurs, M. Roussópoulos confirme le soutien de l’Assemblée « à l’opposition démocratique russe qui partage les principes et valeurs du Conseil de l’Europe, aux défenseurs des droits humains, aux journalistes indépendants et à la société civile ».
Lien vers la déclaration : https://aeur.eu/f/bec (Véronique Leblanc)