Les ministres de l'Union européenne chargés de l'enseignement supérieur se sont réunis à Bruxelles, jeudi 29 février, pour une première journée de réunion informelle, sous la Présidence belge du Conseil de l'UE, afin de discuter des enjeux et des perspectives de la mobilité académique, notamment étudiante, au sein de l'espace européen.
En amont de la première session de discussions, la ministre de la Région Wallonie-Bruxelles pour l’Enseignement supérieur, Françoise Bertieaux, a rappelé l'importance de la mobilité diplômante comme vecteur d'intégration européenne et de coopération entre les États membres, et ce, surtout à l'approche des élections européennes. Elle a rappelé que, malgré le fait que l'Éducation reste une compétence nationale, des initiatives telles qu'Erasmus+ ou l'espace européen de l'enseignement supérieur et de l'éducation (EUROPE 13186/1, 13187/1) « ont permis des avancées immenses dans le système d'enseignement supérieur ».
Aussi, cette réunion a eu pour vocation d’échanger sur les diverses réalités nationales influençant la mobilité étudiante, telles que la taille des systèmes éducatifs, l'accessibilité ou encore les réglementations spécifiques à chaque pays.
Juan Cruz Cigudosa, secrétaire d'État espagnol pour la Science, l'Innovation et les Universités, pour sa part, a rappelé le rôle prépondérant de la mobilité pour construire une identité européenne unifiée, en évoquant la position de l'Espagne en tant que pays attractif pour les étudiants étrangers, tout en maintenant un équilibre avec le départ de ses propres étudiants, et de leader dans la formation de plusieurs alliances d'Universités européennes. En outre, il a appelé l'UE à mieux financer ces programmes dédiés, notamment Eramus et les alliances des Universités européennes, afin d'« atteindre davantage de personnes » et de « se concentrer sur les personnes issues de familles à faibles revenus qui ont également besoin d'explorer la possibilité de suivre une formation à l'étranger ».
De son côté, Andrzej Szeptycki, sous-secrétaire d'État polonais chargé de la Science et de l'Enseignement supérieur, a rappelé la nécessité de soutenir les étudiants et chercheurs venant de pays non membres de l'UE, comme l'Ukraine.
Enfin, Jens Brandenburg, secrétaire d'État parlementaire au ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche d'Allemagne, a mis en avant la coopération internationale et les efforts déployés pour surmonter les restrictions de mobilité liées à la pandémie. Il a évoqué, en ce sens, une refonte de la stratégie d'internationalisation des universités allemandes.
Ainsi, les discussions ont porté sur les politiques d'attractivité et les mesures de soutien mises en œuvre pour encourager cette mobilité, en mettant en exergue les différences dans les défis rencontrés par les pays, comme la disponibilité du logement étudiant ou la qualité de l'enseignement, l'objectif étant, au cours des deux journées de réunion ministérielle informelle, de dégager des points de convergence et d'ouvrir la voie à de futures collaborations.
Les ministres de l'UE poursuivront leurs discussions sur la mobilité académique vendredi 1er mars (EUROPE 13360/28). (Nithya Paquiry)