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Bulletin Quotidien Europe N° 13361
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Prolongation des mesures de réduction de la demande de gaz, préparation à l’hiver et flexibilité du système énergétique européen au menu du Conseil ‘Énergie’

Les ministres européens de l’Énergie se réuniront à Bruxelles, lundi 4 mars, pour le premier Conseil ‘Énergie’ sous Présidence belge du Conseil de l’UE et évoqueront, entre autres, la proposition de prolongation de la réduction de la demande de gaz, la sécurité d’approvisionnement pour l’hiver prochain et la flexibilité du système énergétique européen dans le cadre de la transition énergétique.

Sécurité d'approvisionnement

Les ministres entameront leurs discussions sur des voies existantes et de nouvelles solutions potentielles pour renforcer la sécurité énergétique et se préparer à l’hiver 2024-2025.

« Nous pensons qu'il faut poursuivre les efforts communs, demander des conseils aux délégations pour renforcer les futures infrastructures énergétiques et renforcer encore la sécurité de l'approvisionnement mise à l'épreuve par la guerre en Ukraine », a indiqué un diplomate européen.

Réduction de la demande de gaz

Les ministres tenteront ensuite d’aboutir à un accord sur la proposition de recommandation de la Commission européenne, datant du 27 février, pour prolonger les mesures temporaires de réduction de la demande de gaz, qui prennent fin le 31 mars (EUROPE 13359/14).

Ces dernières ont été adoptées une première fois en 2022 par le biais d'un règlement d’urgence et ont ensuite été prolongées en 2023 afin d’assurer le remplissage des réserves de gaz et de se préparer à d'éventuelles ruptures d'approvisionnement.

L’instrument non contraignant recommande aux États membres de poursuivre leurs efforts de réduction de la demande de gaz de 15%, comparé à la période de référence entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2022.

« Le message est clair : même si les prix reviennent à leur niveau antérieur, la situation géopolitique ne permet pas d'augmenter notre consommation de gaz. Il en va aussi des efforts de décarbonation de l’UE et de l’abandon progressif du gaz russe », a expliqué la même source diplomatique.

Flexibilité du système énergétique

Ils évoqueront également la flexibilité requise pour le système énergétique européen dans le cadre de la transition vers des sources d’énergie neutres en carbone. Ce système doit pouvoir être en mesure de s’adapter aux fluctuations dans la production et la consommation d’énergie.

L’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) estime, en effet, que le système énergétique européen aura besoin de plus du double de la quantité actuelle de ressources de flexibilité d'ici à 2030 pour faire face à l'évolution des besoins.

Objectifs énergétiques et climatiques à l’horizon 2030

La Commission européenne se chargera également de faire le point sur les progrès réalisés par les États membres dans la réalisation des objectifs de 2030 en matière d'énergie et de climat, tel que l’objectif de 11,7% de réduction de la consommation d'énergie, celui de 42,5 % de part d’énergie provenant de sources renouvelables ou encore l’amélioration de l’efficacité énergétique et de l’indépendance de l’UE à l’égard des importations d’énergie de pays tiers.

Le déjeuner du midi, quant à lui, sera consacré spécifiquement à l’état du secteur éolien en Europe.

Les ministres autrichien, tchèque et slovaque présenteront également des informations sur les impacts de la redevance de neutralité sur le stockage du gaz ('gas storage neutrality charge') et sur la nécessité d'une meilleure coordination au niveau européen.

La Lituanie demandera des actions juridiques urgentes pour stopper les importations de GNL russe dans l'UE.

Enfin, le ministre ukrainien de l'Énergie, German Galushchenko, informera les ministres européens, en visioconférence, sur la situation énergétique en Ukraine.

Alliance du nucléaire

En marge du Conseil, plusieurs États membres se réuniront dans le cadre de l’Alliance européenne pour l’énergie nucléaire (EUROPE 13356/36). La Présidence belge du Conseil a rappelé que la Belgique s’était précédemment jointe à cette alliance en tant qu’observatrice, mais que, dans le cadre de la Présidence, elle ne participerait pas à cette réunion.

Les membres devraient s’entretenir d'une proposition du ministre français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Bruno Le Maire, d’IPCEI (Projet important d’intérêt européen commun) spécifique au secteur de l’énergie nucléaire. (Pauline Denys)

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