La Suède, la République tchèque, l'Estonie, la Finlande, l'Irlande, l'Islande, la Lettonie, la Pologne et le Portugal ont publié, jeudi 29 février, une lettre commune à l'attention, notamment, de la future Commission et dans le cadre de l'élaboration du rapport sur l'avenir du Marché unique et du rapport concernant celui de la compétitivité européenne. Ils appellent à maintenir une concurrence juste et non faussée (level-playing field), meilleure garante, selon eux, d'une économie saine et productive. Ils se déclarent attachés à un encadrement strict des aides d'État et à leur contrôle, appellent à s'éloigner des flexibilités de court terme et souhaitent des réponses coordonnées et structurelles au niveau européen pour renforcer l'activité dans des secteurs spécifiques.
Les signataires alertent contre la course aux subventions publiques et contre de possibles fragmentations, tant au sein du Marché unique qu'au niveau international, pouvant résulter des flexibilités offertes par les différents encadrements temporaires des aides d'État. Ils estiment que seules des défaillances du marché devraient justifier des interventions publiques et que les entreprises doivent tester leur robustesse, par défaut, sur les marchés.
Ces pays estiment qu'il est important qu'un support public puisse être apporté aux fonctions classiques de l'État, de même que pour la transition verte ainsi que pour la recherche et l’innovation, mais soulignent également l’importance des financements privés dans ce contexte.
Aussi, les signataires appellent à un encadrement et un contrôle des aides proportionné et ciblé, élaborés avec les États membres, basés sur des preuves scientifiques et incluant des consultations publiques.
Les neuf pays avancent des alternatives à l'assouplissement des encadrements, comme la levée des barrières dans le marché unique, la simplification administrative et les partenariats avec des pays tiers.
Les signataires estiment que la diversification des chaînes d'approvisionnement peut être poursuivie par des partenariats internationaux et des accords de libre-échange, tout en incluant des standards environnementaux et sociaux élevés et des outils défensifs pour se protéger contre la concurrence déloyale de pays tiers.
Plus d'informations : https://aeur.eu/f/b38 (Émilie Vanderhulst)