À deux jours de la date butoir informelle, fixée au vendredi 9 février, pour parvenir à un accord interinstitutionnel sur la réforme du Pacte de stabilité, les positions des représentants du Parlement européen et de la Présidence belge du Conseil de l'Union européenne demeurent très éloignées.
Des nouvelles négociations en trilogue ont eu lieu mercredi 7 février à Strasbourg, mais elles ne semblent pas avoir permis de réelles avancées. À tel point que la présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du PE, Irene Tinagli, aurait remis en question l'opportunité de tenir une nouvelle session censée être conclusive, vendredi prochain à Bruxelles.
Les représentants du PE sont dans l'attente d'un signal de la Présidence belge sur la capacité du Conseil de l'UE à faire évoluer sa position de négociation, notamment sur la question des investissements.
Les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (Coreper) feront d'ailleurs le point sur les négociations avec le PE ce jeudi.
« Le point clé, c'est l'équilibre entre la soutenabilité de la dette publique et la capacité à mener des investissements dans les priorités stratégiques de l'UE », a rappelé une source parlementaire.
Sur les investissements, la Commission européenne a élaboré une note comparant les positions du PE et du Conseil. Elle relève notamment un manque de données statistiques qui permettraient d'identifier et de quantifier les co-financements nationaux mobilisés pour concrétiser des investissements bénéficiant aussi d'une aide financière de l'UE, co-financements que le PE souhaiterait exclure du calcul des dépenses publiques.
Voir la note de la Commission datée du 1er février : https://aeur.eu/f/ar0 (Mathieu Bion)