Le Parlement européen a émis des critiques, mercredi 7 février, sur la décision du Storting, le Parlement norvégien, début janvier 2024, autorisant l’exploration d’une zone de 281 200 km² dans l’Arctique aux fins de l’exploitation minière potentielle des fonds marins.
De nouvelles décisions relatives à des projets d’extraction ou à des permis miniers dépendent de futures décisions du gouvernement norvégien, relève le PE, en adoptant (523 voix pour, 34 contre et 59 abstentions) une résolution commune (PPE, S&D, Renew Europe, Verts/ALE, CRE, La Gauche) sur cette décision controversée (EUROPE 13330/12).
Le PE demande à la Commission européenne et aux États membres de soutenir un moratoire international sur l’exploitation minière des grands fonds marins, y compris auprès de l’Autorité internationale des fonds marins, « jusqu’à ce que ses effets sur le milieu marin, la biodiversité marine et les activités humaines en mer aient fait l’objet d’études et de recherches suffisantes et que cette activité puisse être gérée de façon à prévenir toute perte de biodiversité marine et toute dégradation des écosystèmes marins ».
Les députés invitent les pays de l'UE à appliquer le principe de précaution et à soutenir un moratoire international sur l’exploitation minière des grands fonds marins. Le PE a rejeté un amendement des groupes Verts/ALE et La Gauche priant le Storting de « réexaminer sa décision » à la lumière des « préoccupations » exprimées notamment par l’UE. (Lionel Changeur)