Les ministres de l'Industrie de l'UE se retrouvent à Genk les 8 et 9 février pour une réunion informelle. Celle-ci tournera autour de l'avenir de l'industrie européenne et sera présidée par le ministre de l'Économie et de l'innovation du gouvernement flamand, Jo Brouns, ainsi que par le ministre fédéral belge de l'Économie et du Travail, Pierre-Yves Dermagne. À l'issue de plusieurs visites d'entreprises et sessions de travail, la Présidence belge du Conseil de l'UE souhaite parvenir à des recommandations à transmettre à la prochaine Commission après les élections, sur l'avenir du marché intérieur et de la politique industrielle.
La réunion informelle démarrera jeudi 8 février et les délégations seront divisées en deux groupes. L'un visitera l'entreprise Energyville, spécialisée dans le développement de technologies et de connaissances pour la transition énergétique, et l'entreprise Aperam, spécialisée dans la métallurgie. Le deuxième groupe visitera l'entreprise 3B-Fibreglass, qui fabrique des fibres de verre pour les marchés automobile et de l'éolien notamment.
Le lendemain, les ministres se retrouveront lors de trois ateliers sur les thèmes : - renforcer le rôle des marchés publics stratégiques ; - réduire les dépendances stratégiques pour une croissance durable ; - lien entre industrie et innovation.
La question qui doit guider les discussions lors de cette journée est : « L'UE a-t-elle besoin d'une stratégie globale et à l'épreuve du temps ? » Les débats des ministres interviendront alors que les colégislateurs viennent de trouver des accords provisoires sur l'acte pour une industrie 'zéro émision nette' (NZIA) (EUROPE 13344/4) et sur la plateforme des technologies stratégiques pour l’Europe (STEP) (voir autre nouvelle).
Ces deux instruments doivent encourager l'implantation sur le territoire européen de projets industriels dans les technologies propres et stratégiques. Pour la Présidence belge du Conseil, toutefois, la question se pose : l'UE ne doit-elle pas avoir une véritable stratégie pour surmonter les futures crises, au delà de ces instruments ciblés ? (Léa Marchal)